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24/02/2010

Après l'Inde, l'Afrique

Découvrez la suite des mes aventures, à cette adresse.

24/09/2007

L'Indépendante, le retour

Bonjour à tous,

Pour ceux qui demandaient le retour de l'Indépendante, rendez-vous .

Si le coeur vous en dit, courez-y.

A très vite.

 

18/05/2007

Films indiens cherchent compétition internationale

Bollywood aime Cannes. Mais quid de Cannes ? Le célèbre festival n’aimerait-il pas le cinéma indien ? Ce dernier ne serait-il pas à la hauteur de la sélection officielle ?

medium_couple_bollywood_small.jpgDepuis quelques jours, le débat agite la rédaction du Times of India. « L’Inde, plus gros producteur de films au monde, échoue une nouvelle fois aux portes de la sélection officielle », écrit le quotidien au lendemain de la cérémonie d’ouverture.

 

 

 

 

(Ci-dessus, le couple bollywoodien, Aishwarya Rai et Abhishek Bachchan, lors de la cérémonie d’ouverture)

 

Et d’insister : « Si la compétition est cette année dominée par les films européens, quelques très bons films asiatiques sont présents. Mais aucun film indien. »

Le critique de cinéma, Saibal Chatterjee, en rajoute une couche dans les colonnes du journal : « Les membres du jury, qui ont choisi les films des différentes compétitions, n’ont pas trouvé un seul film indien qui en valait la peine. » La conclusion est implacable : « L’Inde ne produit rien qui se rapproche des meilleurs travaux cinématographiques du reste du monde. »

Maigre consolation pour le cinéma indien : le court de Raka Dutta, « Chinese Whispers », a été sélectionné pour la compétition des courts métrage réalisés par des étudiants, décerné par le jury de la Cinéfondation.

Autre lot de consolation : l’Inde présentera sept films lors du festival « Tous les cinémas du monde », qui se déroule en parallèle de la compétition officielle. Un festival qui a pour but « d'illustrer la vitalité et la diversité du cinéma mondial, le dynamisme de la jeune création et l'implication des institutions qui participent à l'épanouissement du cinéma d'auteur ».

Mais là encore, le Times of India est perplexe : « Tous les médias indiens semblent fascinés par le fait que sept films indiens soient présentés lors du prestigieux festival. Pourtant, aucun d’entre eux ne sera présenté en sélection officielle ». Pas de quoi se réjouir donc, selon le très sérieux quotidien.

Le Times of India va plus loin, regrettant, il y a quelques jours, que l’Inde soit présente dans cette section « destinée aux industries cinématographiques naissantes de pays émergents ». « Pour l’Inde, se retrouver à côté du Liban, de l’Angola, du Kenya, de la Slovénie et de la Colombie n’est pas vraiment un honneur, comme semble le penser certains médias indiens », écrit le journal, s’estimant toutefois satisfait que les organisateurs du Festival marque la différence en accordant deux jours à l’Inde quand les autres pays n’en ont qu’un.

Ce qui semblait être une dénonciation du peu d’intérêt du reste du monde pour le cinéma indien, se retourne finalement contre Bollywood. « Les réalisateurs indiens ont encore des efforts à faire s’ils veulent passer des marges du Festival de Cannes à son centre », conclut en effet le Times of India.


Sur la passion du cinéma en Inde, lire cet excellent papier du Monde Diplomatique : « En Inde, la religion du cinéma », publié en août 2004.

16/05/2007

Le macho de Bollywood, bientôt libre ?

medium_macho_man_small.jpgBollywood devrait bientôt retrouver son macho préféré. La justice pourrait en effet autoriser la libération de l’acteur Sanju Dutt, longtemps accusé de terrorisme.

 

 

 

 

Tout commence en décembre 1992. Des activistes hindous détruisent la mosquée Babri. Motif ? Elle aurait été construite sur un lieu saint de l’hindouisme. Des émeutes d’une ampleur considérable frappent Mumbai, faisant au moins 1.788 morts, hindous et musulmans.

La tension culmine le 12 mars 1993 : treize attaques terroristes sont perpétrées dans la capitale économique indienne. Bilan : 250 morts et 700 blessés. L’Inde connaît ses jours les plus noirs. Le parrain de la mafia indienne, Dawood Ibrahim, joue les apprentis terroristes et revendique les attentats : i l a voulu « venger la destruction de la mosquée ».

 

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À cette époque, Sanju Dutt fréquente assidûment le milieu de la mafia. Une habitude, du côté de Bollywood. Peu avant les attentats, le mafieux Abu Salem se rend chez Sanju Dutt afin de lui remettre un cadeau un peu surprenant : trois AK-56 rifles, 25 grenades, un 9 mm ainsi que de nombreuses cartouches. « Des armes de destruction massive », selon la justice indienne.

Les policiers chargés de l’enquête sur les attentats mettent la main sur ce trafic illégal. L’acteur est aussitôt arrêté et placé en détention provisoire. Aux juges qui l'accusent de terrorisme, il explique avoir simplement voulu se protéger. Le 28 novembre 2006, lors du verdict des attentats du 12 mars 1993, la justice indienne le reconnaît coupable de « possession illégale d’armes ». Mais Sanju Dutt est blanchi des accusations de terrorisme et de conspiration contre l’Etat indien. Il attend depuis sa remise en liberté sous caution. Une attente qui pourrait prendre fin dans les jours qui viennent.

15/05/2007

Le raz de «Maya»

medium_carte_up_small.jpgEn remportant seule les élections en Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé - 180 millions d’habitants - et le plus pauvre de l’Union indienne, Mayawati, a fait mentir tous les sondages.

 

 

 

Et a réussi un exploit : c’est la première fois depuis seize ans qu'un parti (Bahujan Samaj Party, BSP) dirigera seul et sans coalition cet Etat du nord indien.

 

medium_couverture_india_today_small.2.jpgTous les journaux lui rendent hommage. À l’image de l’hebdomadaire India Today, qui titre « Mighty Maya », i.e « Maya la puissante ». Le sous-titre est explicite : « Comment elle a démoli ses rivaux ».

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs semaines, les instituts de sondage prévoyaient une vague safran, la couleur du BJP. Mais les nationalistes hindous subissent un lourd revers : l’ex-institutrice remporte 206 sièges sur les 403 que compte l’assemblée de l’Etat. Un véritable raz-de-marée.

 

Mayawati est assurée de devenir le nouveau premier ministre du Uttar Pradesh (Chief minister). Et ce, pour la quatrième fois : en 1995, elle avait été la première femme dalit à devenir chief minister, tous Etats confondus.

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« Sur la base de ce fantastique succès, je dis avec fierté que c'est la victoire de l'espoir des classes opprimées », a déclaré Mayawati devant ses partisans enthousiastes, avant d’ajouter : « Le peuple de l'Etat a également montré qu'il croyait en la démocratie et je promets que nous allons libérer des millions de gens du régime de la peur et de l'injustice et leur offrir tous leurs droits démocratiques. »
 

Fondé en 1984, le BSP est le parti des hors-castes : les Dalits (autrefois appelés intouchables). Il s’inscrit dans la droite ligne des idées du Dr Ambedkar, défenseur de la cause dalit et père de la constitution indienne.

L'audience du parti est essentiellement cantonnée dans le nord du pays, où les clivages entre castes sont les plus marqués. Mais Mayawati a réussi un tour de maître : convaincre les brahmanes du Uttar Pradesh, les plus hautes castes du système hindou, de voter pour elle (Lire l’analyse du New York Times).

medium_caricature_small.jpgSeule ombre au tableau : Mayawati est impliquée dans une histoire de corruption. L’affaire est sérieuse : le dossier est actuellement entre les mains du Central Bureau of Investigation. Autre bémol : plusieurs députés du BSP ont un casier judiciaire. Serait-il difficile de réussir sans "coup de pouce" ?

14/05/2007

Incertitudes au sommet de l'Etat

medium_abdul_kalam_small.jpgLe Parti du Congrès n’a pas franchement envie de le voir réoccuper pour cinq ans les prestigieux locaux du Rashtrapati Bhavan, le palais présidentiel indien. Le BJP, parti nationaliste hindou, y est clairement opposé.

 

 

 

 

Pourtant, à deux mois de la désignation du prochain chef de l’Etat, l’actuel président, Abdul Kalam, reste le favori des Indiens.

Du moins, les Indiens des villes. Selon un sondage Times of India-TNS, réalisé dans huit grandes villes du pays, le « président chercheur », comme le surnomme le quotidien en raison de ses nombreux diplômes scientifiques, a la préférence de 72 % des personnes interrogées. Autre enseignement du sondage : 74 % des sondés préfèrent une personnalité issue de la société civile plutôt qu’un homme politique pour incarner la République indienne.

Rappelons qu’en Inde, héritage britannique oblige, le président a essentiellement des fonctions symboliques. Il est élu tous les cinq ans par un collège spécial composé de 5.750 élus.

Mais selon le Times of India, un second mandat pour Abdul Kalam est difficilement envisageable : « Entre les deux principaux partis qui ne s’intéressent pas à lui (Parti du Congrès et le BJP), et la gauche, qui a clairement expliqué qu’elle ne voulait d’un chef de l’Etat issu de la société civile, ses chances d’être réélu sont compromises. »

 

medium_sen_small.jpg (Le prix Nobel de l'Economie, Amartya Sen)

 

Parmi les autres personnalités susceptibles d’accéder à la magistrature suprême, figurent N. R Narayana Murthy, le fondateur de la boîte de software Infosys, l’actuel vice-président Bhairon Singh Shekhawat, le prix Nobel de l’Économie, Amartya Sen, le communiste Jyoti Basu ou encore le président de l’Assemblée nationale, Somnath Chatterjee. La piste, un temps évoquée, d’un Dalit ou d’une star de Bollywood semble avoir été écartée. Réponse le 17 juillet.

11/05/2007

L'hommage aux braves

Le premier ministre indien, Manmohan Singh, a lancé jeudi le coup d’envoi des festivités pour célébrer la « première guerre d’indépendance » contre la puissance coloniale britannique.

Il y a 150 ans, avait lieu la révolte des Cipayes, du nom des 190.000 militaires indiens servant dans l’armée de la Compagnie britannique des Indes orientales. Elle est considérée par les historiens comme la première guerre d’indépendance du sous-continent. D’autres événements suivirent jusqu’à la proclamation de l’indépendance de l’Inde le 15 août 1947.
 

Le mouvement de rébellion est déclenché les 9 et 10 mai 1857.  Les soldats indiens, membres de l’armée britannique, soupçonnent les Anglais d’utiliser de la graisse de porc ou de bœuf pour fabriquer les cartouches des fusils. Inacceptable pour les musulmans et les hindous qui doivent déchirer les munitions avec leurs dents avant de les charger dans les armes.

 

medium_cipayes_small.jpg

 

La mutinerie éclate. Des dizaines de Cipayes massacrent des Anglais et filent vers Delhi où il attaque le Fort rouge, une bâtisse du 17ème siècle. De nombreux Européens et des Indiens chrétiens sont tués lors de l’assaut. Il faut une année entière aux Britanniques pour parvenir à mâter la rébellion, et ce, au prix d’une terrible répression, surnommée « le vent du diable » par les Indiens.

medium_manohman_small.jpgJeudi, dans son discours devant le Parlement, le premier ministre a rendu hommage aux « martyrs » de la guerre de 1857.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les rebelles se sont battus pour se libérer du joug étranger » et pour défendre « un mode de vie qu'ils craignaient menacé de destruction par les Britanniques », a-t-il déclaré, ému, avant de rappeler que « dans ce combat pour la liberté, hindous et musulmans se sont tenus côte à côte ».

 

Le symbole est d’importance dans une Inde menacée par les tensions intercommunautaires (cf. la situation du Gujarat). Le premier ministre en a bien compris la portée : « Il est de notre responsabilité de construire une Inde marquée par l'harmonie entre les communautés, par la justice sociale et l'égalité de tous quels que soient la religion, l'origine, la langue ou la caste. »

10/05/2007

La tentation dynastique

Violence et politique sont deux mots qui vont très bien ensemble dans le sous-continent. Pas plus tard qu’hier, trois personnes ont été tuées dans l’incendie criminel des locaux du journal tamoul Dinakaran et de la télévision Sun TV Network.

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Les incendiaires entendaient ainsi protester contre un sondage publié par ces médias dont les résultats sont défavorables à leur favori, M.K. Azhagiri, membre du DMK, un parti pro-tamoul.

medium_chief_minister_tamil_nadu_small.jpgL’enquête, effectuée dans tout le Tamil Nadu, portait sur l’identité de l’héritier politique de M. Karunanidhi, l'ancien scénariste nommé cinq fois chief minister de l’Etat (1969-71, 1971-74, 1989-91, 1996-2001 and 2006- ?) et fondateur du DMK en 1969 (photo à gauche).

 

 

Trois figures politiques du Tamil Nadu étaient testées, tous enfants de M. Karunanidhi !

 

medium_mk_stalin_small.jpg Le secrétaire général du DMK, M.K. Stalin (photo à gauche) arrive largement en tête, avec 70% des suffrages, contre seulement 2% pour M. K. Azhagiri.

 

 

 

Même score pour la fille du chief minister, la poétesse Ms. Kanimozhi.

Les partisans de M. K. Azhagiri, basés à Madurai, n’ont pas accepté de tels résultats. Des figures locales du DMK sont descendues dans les rues pour brûler des exemplaires du journal et crier des slogans hostiles. Arrivée très vite sur place, la police n’a pu empêcher les incendiaires d’agir. Les trois victimes sont deux informaticiens et un garde de sécurité.

Quelques instants à peine après l’incendie, les employés de Dinakaran et de Sun TV ont bloqué la circulation sur la route nationale pendant plusieurs heures. Leurs dirigeants réclament l’arrestation de M.K Azhagiri, considéré comme responsable de l’agissement de ses militants.


Réagissant
à ces événements dramatiques, le chief minister M. Karunanidhi a condamné des attaques perpétrées contre « la démocratie et la liberté de la presse ». Dans la bataille féroce qui oppose ses trois enfants, l’homme n’a pas pris parti. L’ancien scénariste a toutefois précisé qu’il n’y aurait pas de « succession dynastique au sein du DMK. » Dommage, ça aurait fait un bon Bollywood !

19/04/2007

L'identité nationale, un thème qui fait recette

C’est reparti pour un tour. La Cour suprême indienne a décidé en début de semaine de se pencher sur un dossier controversé : le droit des personnes naturalisées à occuper des fonctions constitutionnelles ou publiques dans le pays. La cible est claire : Sonia Gandhi, l’actuelle présidente du Parti du Congrès, au pouvoir. 

 

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Sonia Gandhi est née italienne, le 9 décembre 1946, près de Vicence. Lors de ses études à l’université de Cambridge, en Angleterre, elle tombe sous le charme de Rajiv Gandhi, fils d'Indira Gandhi et petit-fils de Jawaharlal Nehru, futur premier ministre indien.


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Ils se marient en 1968 et Sonia s’installe en Inde. Elle devient citoyenne indienne en 1983.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 mai 1991, Rajiv Gandhi est assassiné par une kamikaze issue du mouvement des Tigres tamouls (LTTE). Sous la pression du Parti du Congrès, Sonia Gandhi accepte sa présidence en 1998 et se déclare candidate au poste de premier ministre.

L'opposition - principalement le Bharatiya Janata Party (BJP, nationaliste hindou) -, entre alors en guerre contre la candidate, rappelant sans cesse qu’elle n’est pas d’origine indienne. Le parti hindou centre sa campagne sur le thème de la nationalité et rappelle que Sonia ne parlait pas couramment hindi avant d’entrer en politique.

medium_sonia_drapeau_small.jpgMais la belle Sonia est populaire. En 2004, le Parti du Congrès remporte les élections générales. Sonia Gandhi doit alors accéder au poste de premier ministre. Mais face aux menaces du BJP et au risque de division du pays, elle abandonne et cède la place à Manmohan Singh, actuel premier ministre.

A l’approche de nouvelles élections générales (2008), la Cour suprême a donc relancé le débat sur la nationalité. Les sages ont décidé d’étudier la pétition déposée par le Rashtriya Mukthi Morcha (droite nationaliste), un texte qu’ils avaient pourtant écarté en 2006.

 

L'avocat du groupuscule nationaliste affirme que, partout dans le monde, seul un citoyen de naissance peut occuper certaines hautes fonctions. Il souligne « la menace politique grave » que représente la présence d'une personne naturalisée à la tête d'institutions capitales du pays.

La Cour suprême devra trancher avant que le sujet n’envenime la campagne électorale. Les juges ont d’ores et déjà indiqué qu’il n’existait aucun texte de loi en Inde interdisant à une personne naturalisée l’accès à des fonctions constitutionnelles. Les hauts magistrats estiment par ailleurs que la décision revient à chaque électeur, au moment du vote.

17/04/2007

Blatter s’attaque au «géant endormi»

medium_sepp_blatter_small.jpgConvaincre un milliard de fans de cricket de troquer leurs battes contre le ballon rond ? C’est la mission (impossible ?) de Sepp Blatter. Le président de la Fédération internationale de football a débuté hier une visite officielle de trois jours en Inde.

Dès son arrivée, l’homme a exhorté les responsables indiens du football à tout faire pour accéder au niveau international, allant jusqu’à évoquer « un rêve indien de parvenir au meilleur niveau ».« Je me demande quand l'Inde aura les infrastructures pour accueillir ne serait-ce qu'un tournoi de jeunes, alors la Coupe du monde, n'en parlons pas... Il est plus que temps de se mettre au travail. Je veux réveiller ce géant endormi qu'est l'Inde », a-t-il déclaré.

À ses côtés, le président de la Confédération asiatique, le Qatarien Mohammed bin Hammam, en a rajouté une couche : « Avec les structures existantes, ne pensez pas progresser, même dans les cent prochaines années. »

 

L’Inde occupe actuellement le 165e rang mondial, entre Andorre et le Lesotho ( !). Le onze indien est en 34ème position dans le classement asiatique. Le sous-continent n’a plus brillé depuis 1962, date à laquelle l’Inde remportait la médaille d’or des Jeux asiatiques. Quant à leur meilleur résultat, il faut remonter aux JO de Melbourne, en 1956 : l’équipe avait alors atteint les demi-finales.

Pour que l’Inde revienne dans la compétition, Joseph Blatter a annoncé que la FIFA investirait 400.000 dollars afin que ce sport fasse « partie de la vie sociale des gens ». « Nous sommes ici pour vous guider », a-t-il insisté.

Mais le président de la FIFA aura fort à faire s’il veut imposer le ballon rond. Certains l’accusent déjà d’avoir mis au point une manœuvre pour déstabiliser le sport roi qu'est le cricket en Inde. « J’admire le cricket et je ne suis pas là pour remplacer le sport le plus implanté dans votre pays », a pourtant déclaré Sepp Blatter dès son arrivée, avant d’ajouter : «Je milite pour le football parce que dans ce jeu, il n’existe pas de différence de caste, de culture ou de croyance, ni entre les riches et les pauvres.»

 

Mais pour beaucoup d’Indiens, le cricket remplit déjà cette fonction de mixité sociale. Pour preuve, la composition de l’équipe nationale indienne, faite de musulmans, d’hindous et de chrétiens. Il y a quelques semaines, le président de l’Association de cricket de Pondichéry me confiait : « Quand on joue au cricket, il n’y a plus de castes et de religions. Nous ne formons plus qu’un. Qu’on soit à Mumbai, Bangalore ou dans les villages, nous avons un dénominateur commun : notre passion pour le cricket. »

 

Pour Sepp Blatter, reste à espérer que la récente humiliation des joueurs de cricket indiens lors du Mondial caribbéen aura eu pour effet de convertir au football quelques inconditionnels de la batte.

 
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