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21/05/2007

Bye Bye India (et à bientôt ?)

Il fait froid. Les nuages sont bas. Les gens, pressés. Pas de sourire, pas de couleur. Les routes sont lisses, les voitures roulent au pas. Quel est ce rêve étrange ?

 

Je me frotte les yeux. Rien à faire. Les 35 degrés humides et gras de Pondichéry ont disparu. Remplacés par un petit 19.

 

Soudain, le Stade de France apparaît sur ma gauche. Le Stade de France ??? Des bribes me reviennent en mémoire : l’aéroport de Chennai, les escales - Muscat, Bahreïn. L’arrivée glaciale à Roissy.

 

C’est donc ça : je suis rentrée à Paris. Définitivement ? Quien sabe, comme dirait l’autre. Au moins pour un moment.

Quid de ce blog ? Je n’en sais rien. (Très) envie de le continuer. Mais comment ? Bientôt en manque de cette relation qui s’est nouée, post après post, avec vous, lecteurs assidus ou visiteurs de passage.

 

Vous étiez plus de 10.000 chaque mois à m’accompagner. À partager mes découvertes. À appréhender ce pays fascinant, déroutant, parfois énervant. Je vous dois beaucoup. Merci.

 

Bye bye India (et à bientôt ?)

 

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18:30 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (24)

18/04/2007

Le commissariat où il fait bon être arrêté

medium_carte_small.2.jpgL’Inde est souvent là où on ne l’attend pas. Dernier exemple en date : le commissariat de Shipra Path à Jaipur, capitale du Rajasthan, vient d’être élu «meilleur commissariat au monde». Pas moins.

Le trophée vient d'être décerné par Altus Global Alliance, une association rassemblant six ONG et plusieurs centres de recherche, dont le but est d’améliorer la sécurité et la justice à travers les continents.

En décembre 2006, 2.000 personnes ont visité les commissariats de 23 pays. Celui de Shipra Path figurait dans le Top 5 des enquêteurs. Les cinq jurés ont finalement décidé de lui accorder le titre de « best global police station ».

 

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(Le commissariat de Shipra Path)

 

L’avocat américain Richard Aborn, président de la Citizens’ Crime Commission de New York, était en charge d’inspecter le commissariat de Jaipur. Il a longuement étudié le traitement du public, la transparence, la responsabilité, les préférences communautaires, les conditions de détention et même, la condition physique des agents de police. Sa conclusion ne souffre d’aucune ambiguïté : « Je n’ai jamais vu un tel commissariat ailleurs dans le monde. Il mérite le titre. »

Le Hindu évoque quelques-uns des points positifs de ce commissariat pas comme les autres. Les 54 policiers menés d’une main de maître par le commissaire Sunil Kumar Punia sont « très spéciaux », note le quotidien : ils ne boivent pas de thé (!), ne mangent pas de chewing-gum, ne fument pas et ne consomment pas d’alcool. Vu l’insistance du Hindu, cela doit être plutôt rare au pays de Gandhi. Tous se parlent avec déférence. On s’adresse à l’autre en rajoutant le suffixe « Ji », marque de respect absolu.

Aspect plus fondamental : la corruption. « Aux pots de vin, il disent un grand non », écrit le Hindu. Et de le prouver chaque jour : depuis qu’ils ont reçu ce titre, des dizaines de personnes viennent leur rendre visite, les bras chargés de fleurs et de douceurs. Gentiment mais fermement, les policiers refusent les cadeaux. Même ceux qui ne sont qu’une marque d’affection. L’intégrité poussée jusqu’à l’extrême.

Interrogé, le commissaire a simplement expliqué qu’il souhaitait changer l’image de la police. « Généralement, les gens pensent que la police est l’un des pires aspects de la société. Nous avons essayé de changer cette image. La récompense n’était pas notre but. Nous avons qu’un seul rêve : changer l’image de la police », a-t-il insisté lors de la remise du trophée.

Un titre qui ne passe pas inaperçu dans un pays qui figure habituellement dans les pages corruption des journaux. Selon Transparency International, l’Inde est seulement 70ème, sur 163, au classement des pays les moins corrompus. Entre le Ghana et le Mexique. Et derrière la Chine, la Tunisie et la Turquie !

08:40 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (2)

12/04/2007

«Détaillez votre histoire menstruelle»

Fonctionnaires indiennes 1 – gouvernement fédéral 0. Mercredi, Delhi a annulé une circulaire controversée qui prévoyait que les femmes fonctionnaires détaillent dans leur fiche d’évaluation la date de leurs dernières règles.

Le texte, intitulé « Détaillez votre histoire menstruelle », demandait également que les femmes précisent la date de leurs derniers congés maternité ainsi que leurs projets de grossesse futurs. Devaient également y figurer les derniers congés maladie et les résultats des mammographies.

 

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Le texte a provoqué la colère des femmes fonctionnaires du Maharashtra, l’Etat de Bombay. « Ça nous gêne beaucoup », confiait l’une d’entre elles, avant de s’interroger : « Que va faire le gouvernement de ces informations ? » Bien décidées à lutter contre cette discrimination sexuelle, elles ont porté l’affaire devant le gouvernement fédéral.

Ce dernier leur a donc donné raison en retirant le texte. « Nous avons pris en compte la sensibilité de cette question et nous avons décidé de retirer le formulaire controversé », a expliqué le Ministère de la Santé.

 

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Tous les fonctionnaires indiens (dont 10% sont des femmes) passent régulièrement des examens médicaux. Ils doivent indiquer leur taux de sucre dans le sang et faire une batterie de tests : lipide, reins, foie, abdomen, cœur. Désormais, hommes et femmes seront égaux devant les obligations de check-up. À moins que l’administration indienne ne décide de rendre obligatoire le dépistage du cancer de la prostate.

07:30 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (0)

02/04/2007

La démocratie par la caste (bis)

Pas plus tard que vendredi, j’évoquais sur ce blog une société indienne, figée par l’existence des castes. C’était sans compter la volonté de certains de faire voler en éclats ce système millénaire. À Coimbatore, dans le Tamil Nadu, 100 mariages inter-castes sont célébrés chaque année. Une petite révolution dans cet Etat conservateur.

Devenus parents, ces couples ont lancé une mode : baptiser leurs enfants d’un prénom « révolutionnaire », qui ne fait ni référence à la caste ni à la religion. En Inde, les noms et prénoms permettent en effet de savoir immédiatement l’appartenance sociale et religieuse de l’individu.

Ainsi, Russia et Arivukadal viennent d’appeler leur nouveau-né Cuba. « Ils ont choisi de l’appeler Cuba car c’est une île révolutionnaire et anti-impérialiste », a expliqué le grand-père de l’enfant. « Ces noms peuvent paraître étranges, mais ils ont été donnés pour faire évoluer les mentalités. Un nom n’est qu’une identité. Il ne doit pas indiquer la caste d’un individu », explique K. Ramakrishnan, le secrétaire général du parti Periyar Dravidar Kazhagam (PDK).

 

Depuis plusieurs années, le PDK, un parti politique du Sud indien dont l’un des objectifs est d’en finir avec l’intouchabilité, encourage les mariages inter-castes. « Comme la différence de caste est l’une des barrières principales à ce genre de mariage, les couples choisissent pour leurs enfants des prénoms qui n’ont aucun rapport avec une caste ou une communauté », explique K. Ramakrishnan. Selon le secrétaire général, le nombre de mariages inter-castes à Coimbatore aurait augmenté de 25 % en 2006 par rapport à l’année précédente.

Parmi ces couples, certains ont choisi d’appeler leurs enfants Vietnam, Jakarta, Malaisie ou Manille. « Ces prénoms symbolisent la liberté et l’indépendance de ces enfants par rapport au système de castes », expliquent M. Pughazendi et Mme Manimegalai, les parents de la petite Manille.

Pour le secrétaire du PDK, il n’y a rien de bizarre à choisir un nom de pays pour prénom : « Il y a bien des gens qui appellent leurs enfants Chidambaram ou Tirupathi (des villes indiennes) ou qui les affublent des noms des personnages épiques hindous. »

Mais cela amène parfois à des situations cocasses. Ainsi, quand Vietnam a voulu s’inscrire sur les listes électorales, le fonctionnaire l’a regardé de haut : « Je t’ai demandé d’écrire ton nom et pas d’où tu viens ! »

22/03/2007

Petite histoire mexicaine

Les passagers du Bangkok-Delhi en ont été quittes pour une belle frayeur hier soir. Leur avion a atterri en urgence sur l’aéroport international Netaji Subhas Chandra Bose de Calcutta. Motif ? Un passager menaçait de faire sauter l’avion en plein air.

Eduardo Antonio, un Mexicain de 47 ans, était en état d’ébriété et s’est montré violent avec l’équipage et les passagers dès le début du vol. Quand les stewards ont voulu le calmer, il a crié : « Ne me touchez pas, sinon je fais exploser la bombe. » Alertés par les membres d’équipage, le pilote a aussitôt demandé l’autorisation aux autorités aériennes de procéder à un atterrissage d’urgence.

 

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L’avion s’est posé vers 3 heures du matin. Des commandos du GIGN indien étaient sur place. Ils sont entrés dans l’avion et ont immobilisé le forcené, l’attachant à son siège. Après inspection, aucune bombe n’a été trouvée sur lui ni dans l’avion.

medium_affiche_small.2.jpg Plus de peur que de mal, donc. Mais ce qui est intéressant, c’est l’analyse qu’en fait la presse indienne ce matin. Ainsi, pour le Times of India, l’acte désespéré de cet homme est le « syndrome du Desperado », le thriller de Robert Rodriguez réalisé en 1995.

 

 

 

Dans ce film, El Mariachi, guitariste à la gâchette facile, parcourt le pays pour venger sa bien-aimée, abattue par un trafiquant de drogue. Sa route est jonchée des cadavres de ceux qui ont tenté de l'arrêter.

Conclusion du quotidien : « La seule différence est qu’Eduardo Antonio n’a pas le charisme d’El Mariachi. Il s’agit juste d’un homme ivre qui a fait la tournée des bars avant d’embarquer à bord de l’avion. »

Une info sans grande importance mais qui donne une idée de la vision qu’ont les Indiens des Mexicains. Tous des desperados alcooliques ? Pour la petite histoire, l’apprenti terroriste risque dix ans d’emprisonnement.

15/03/2007

Besoin d'espace

medium_SpaceShip_Two_small.jpgDepuis ce matin, l’Inde connaît le nom de son premier touriste de l’espace. Il s’agit de Santosh George Kulangara, un passionné de voyage originaire d’un village du Kerala.

 

 

 

 

L’homme, à la tête de l’une des plus importantes maison d’édition scolaire en Inde, a déjà visité plus de 50 pays. Mais l’espace manquait à son palmarès.


Ce sera chose faite mi-2008, quand il embarquera à bord de Space Ship Two aux côtés de cinq autres touristes en quête d’espace. La navette a été financée par le milliardaire britannique Richard Branson et le gouverneur de l'Etat américain du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, dans le but clairement affiché de démocratiser le tourisme spatial. Les deux hommes ont créé Virgin Galactic, agence de voyage spécialisée dans les vols à destination de l’espace. Près de 40.000 personnes seraient déjà inscrites sur les listes d’attente.

 

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Santosh George Kulangara, lui, a d’ores et déjà reçu son numéro de réservation. Le 38. « Je suis surexcité. Ce sera un moment historique. L’espace est la dernière destination connue de l’homme et je suis heureux de pouvoir la découvrir », a-t-il confié aux médias venus l’interroger de tout le pays. Avec ses futurs colocataires de navette, il assistera à la première réunion de préparation à Paris en mai avant de partir pour les Etats-Unis afin d’effectuer une semaine d’entraînement intensif.

Space Ship Two décollera de la base américaine de Rutan, dans le désert de Mojave, en Californie. « Il n'y aura aucun vrai atterrissage dans l'espace, mais nous pourrons éprouver la pesanteur et l’entrée du vaisseau spatial dans l'atmosphère terrestre. Le voyage durera seulement 2 ou 3 heures », a précisé le futur touriste spatial.

 

Santosh George Kulangara ne l’a pas encore dit à ses deux enfants, seule sa femme et quelques amis sont au courant : « Pour nous, il est difficile de croire qu’un Indien puisse réussir une telle chose. Mon message pour la nouvelle génération est clair : si vous avez un rêve, réalisez-le. » Il a reçu l’autorisation de filmer le voyage et compte bien faire partager ses impressions au monde entier. Des impressions qui lui coûteront la bagatelle de 200.000 dollars.

 

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Un vol bon marché comparé au prix du billet du premier touriste de l’espace en 2001 : l’homme d’affaires californien Dennis Tito avait dû débourser 20 millions de dollars pour embarquer à bord de la mission Soyouz TM-32.

 

 

 

16/02/2007

Une vie de chien

Mariage peu ordinaire mercredi près de Jajpur, dans l’Etat d’Orissa, où vivent essentiellement des populations tribales. Un petit garçon de 18 mois a été marié à…une chienne !

Ce n’est pas la première fois que l’on entend ce genre d’histoire. Au-delà de l’anecdote, qu’est-ce que ça signifie ? Dans la coutume tribale, l’apparition d’une dent de lait sur la gencive supérieure d’un enfant est signe de mauvais présage. Marier un enfant à un animal permet donc de conjurer le sort.

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C’est ce qui est arrivé au fils de Sunaram Gagari. « Marier un enfant à un chien ou à une chèvre est l’une des façons de faire plaisir au dieu du tigre. Si rien est fait, l’enfant sera attaqué par les tigres », explique-t-il, avant de préciser : « J’ai d’abord pensé à marier mon fils à une chèvre. Mais son propriétaire aurait pu la vendre à un boucher et mon fils se serait retrouvé veuf. Cela aurait déplu au tigre. C’est pourquoi j’ai finalement choisi un chien. » Toutefois, cette union ne l’empêchera pas de se marier à l’âge adulte. Sauvé !

07:38 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (10)

07/02/2007

Le bad boy de Bollywood

Salman Khan, Sallu pour les fans, est le bad boy de Bollywood. À 40 ans passés, ses frasques font régulièrement la une des journaux. Mercredi, le très sérieux Times of India raconte comment l’acteur a offert une rolex à plusieurs membres de l’équipe sri-lankaise de cricket venus dîner chez lui. Motif : Monsieur adore le cricket ! « Les joueurs ont eu un aperçu de la fameuse 'générosité façon Khan' », note le journal.


Et de préciser que ce genre de cadeaux est une tradition dans la famille des Khan, l’une des plus influentes de Bollywood. Salman est le fils du célèbre scénariste Salim Khan. Ses deux frères, Arbaaz Khan et Sohail Khan, sont également acteurs.


medium_salman_muscles_small.jpg La carrure musculaire de Salman Khan n’est pas sans rapport avec son succès : rares sont les films où il n’apparaît pas torse nu ! En bon bad boy, l’acteur a été arrêté et emprisonné à plusieurs reprises.

 

 

D’abord en 1998 pour avoir chassé une antilope noire, une espèce protégée. Il le paiera d’un an de prison. Il est de nouveau arrêté en 2002 pour avoir provoqué un accident mortel : sous l’effet de l’alcool et muni d’un permis périmé, il encastre sa voiture dans une boulangerie de Bombay : un mort et quatre blessés. D’abord poursuivi pour homicide, les charges sont ensuite étrangement abandonnées.

medium_affiche_small.jpg Célibataire, Salman Khan a fréquenté pendant deux ans Aishwarya Rai, actrice de Bollywood et Miss Monde 1994. L’affaire a tourné au vinaigre : la belle a porté plainte pour mauvais traitements et refuse depuis de tourner un film avec lui.

 

 

 

En juillet 2005, une chaîne de télévision indienne avait diffusé l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre les deux ex-amants. Sur la bande, la voix d’un homme menaçait :« Méfies-toi de moi. Je fais partie du milieu du crime organisé et je n’aurai aucun mal à t’éliminer. » Des millions de personnes avaient alors entendu cet enregistrement diffusé en prime time, la chaîne de télé prétendant qu’il s’agissait bien de la voix de Salman Khan. Beaucoup de stars de Bollywood sont en effet connues pour leurs liens avec la mafia. «Nous connaissons tous les pratiques malhonnêtes de Salman Khan. Il a soudoyé des personnalités importantes du cinéma pour qu’elles assistent au mariage de la fille d’un gangster, Dawood Ibrahim », avait à l’époque commenté le juriste Pramod Navalkar. 



Finalement, la police l’avait innocenté. Cette succession de fausses-vraies rumeurs n’entachent en rien la carrière du bellâtre. Bien au contraire. Salman Khan sera au générique de huit films en 2007 !

Extraits
 

02/02/2007

Soleil, Taj Mahal et bistouri

Vous connaissiez le tourisme médical en Tunisie, voici venu le tourisme médical made in India. Des agences dévouées vous concocteront un savoureux mélange de visites touristiques et d’opérations en tout genre.

 

medium_bruce_small.jpg Dernière histoire en date : cet Américain de 43 ans, John Joseph Conway, venu se faire faire une mâchoire identique à celle de sa star préférée : Bruce Willis.

 

 

 

 

 

« Je suis pompier. Je dois être au top. Je voulais avoir une plus belle mâchoire et Bruce Willis a une belle mâchoire », a tout simplement expliqué l’intéressé.

 

« Il nous a contacté par mail. Il nous disait qu’étant pompier, intervenant dans des immeubles en feu, il était au centre de l'attention. Il nous a donc expliqué qu’il devait renforcer l’image de mâle associée à celle du pompier », raconte Vivek Kumar, membre de l’équipe médicale du Sir Ganga Ram Hospital de Dehli qui a opéré John Conway.

 

L’opération a duré trois heures et a coûté 1.600 dollars. Conway, qui s’est dit « satisfait » du résultat, compte désormais revenir avec sa mère et sa sœur. Un lifting pour la première, une liposuccion pour la deuxième. Au total, ils devraient dépenser 4.600 dollars. Soit un dixième de ce qu’ils auraient dû débourser aux Etats-Unis.

 

Selon une étude récente, l’Inde serait en passe de devenir la première destination au monde pour qui veut se refaire la poitrine ou subir une petite chirurgie des yeux. En 2006, le tourisme médical y a rapporté près de 320 millions de dollars. Et on parle déjà 2 milliards de dollars en 2012 !

 

Mais le système n’est pas à l’abri de dérives. Cyberkitty, journaliste blogueuse de Dehli, note ainsi que certains de ces établissements privés n’hésitent pas à proposer des greffes illégales à leurs riches patients venus d'ailleurs. Un système qui vien alimenter le trafic d’organes en Inde.

24/01/2007

Love story à l’aéroport de Chennai

L’aéroport de Chennai, ex-Madras, a été mardi le théâtre d’une «histoire digne des plus grands films bollywoodiens», selon le Deccan Chronicle.

Tout commence il y a six mois quand une jeune fille de 23 ans, originaire du Punjab, à la frontière indo-pakistanaise, tombe amoureuse de son voisin d’en face. Ce qui aurait dû être le début d’une belle histoire d’amour se transforme vite en enfer. En Inde, le mariage arrangé reste de mise. Les deux familles s’opposent donc à cette relation.

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Pour « aider à la rupture », la famille de la jeune fille l’envoie chez des proches à New York. Pendant six mois, elle feint d’avoir oublié son amoureux. Mais en réalité, les deux tourtereaux s’échangent des mails enflammés à longueur de journée.

La croyant « guérie », sa famille l’autorise à rentrer au pays. Mardi midi, son oncle l’attend à l’aéroport. Mais il ignore une chose : son amoureux est venu la chercher. La jeune fille à peine débarquée, le couple s’enfuit vers un rickshaw. C’était sans compter la volonté de l’oncle, qui les a rattrapés avant qu’ils n’atteignent le véhicule. La jeune fille s’est retrouvée tiraillée par son oncle et son petit ami, forçant la police à intervenir. Tout le monde a été embarqué au poste.

Après huit heures de négociations, l’oncle a cédé, quittant le commissariat en maudissant le jeune couple. Quant aux deux amoureux, ils sont partis main dans la main.

Qui a dit que les histoires d’amour finissaient mal ?


07:05 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (5)

 
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