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15/01/2007

"La maison aux horreurs"

« Le portrait du diable », « Dans la tête du monstre », « Les bouchers de Noida ». Cette semaine, tous les hebdos indiens reviennent sur les meurtres de Nithari. Tout commence le 29 décembre quand la police, alertée par le père d’une prostituée portée disparue, découvre des os et des crânes enterrés dans le jardin d’une maison de Noida, banlieue moderne du nord-ouest de Dehli. Au total, 17 corps, principalement des enfants, sont déterrés et identifiés. « Et il pourrait y en avoir beaucoup plus. Jusqu’à 40 », rapporte un officier chargé de l’enquête. Soit autant que le nombre d’enfants portés disparus dans cette zone depuis 2004.

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Depuis deux ans, le propriétaire de la maison, Moninder Singh Pandher - un riche homme d’affaires de 52 ans, surdiplômé et ayant ses entrées dans le milieu politique du Uttar Pradesh - et son domestique - Surendra Koli, s’adonnaient à un petit jeu macabre. Mais face aux policiers, Surendra Koli a craqué : avec des bonbons, il attirait les enfants de Nithari, le bidonville voisin, dans ce que les médias indiens ont surnommé « la maison aux horreurs ». Où il les violait avant de les tuer. Il violait à nouveau les cadavres avant de les découper en compagnie de son maître. Ce dernier, décrit par son fils comme « la personne la plus normale qu’il connaisse », a nié toutes les accusations. Il a seulement reconnu avoir eu des « relations sexuelles orales » avec les enfants. Les policiers estiment cependant qu'il est le cerveau de l'histoire.

« L’Inde n’a jamais connu un crime aussi barbare. Un crime d’autant plus barbare que celui qui l’a perpétré est un homme d’affaires influent. Un homme dont les motivations déconcertent les meilleurs psychologues du pays », écrit le India Today.

Et la découverte de crânes et d’os d’alimenter les rumeurs les plus folles. Certains parlent de cannibalisme. D’autres penchent pour le trafic d’organes. D’autres encore, pour un réseau pédophile, des CD et vidéos mettant en scène des mineurs ayant été retrouvés dans la maison.

Dans ce capharnaüm, les policiers tentent de trouver des indices tangibles. Afin de prouver matériellement la culpabilité de Moninder Singh Pandher. Sans quoi ils craignent que ses relations politiques lui permettent de s’en tirer à bon compte.

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De leur côté, les familles de Nithari sont en colère. Elles reprochent à la police de n’avoir rien fait pendant deux ans. «Certains policiers attachent plus d’importance à élucider un vol de voiture qu’une disparition d’enfant», reconnaît le commissaire adjoint de Dehli. Pour ceux de Nithari, la police n’est pas intervenue en raison de leur origine modeste. Preuve à l’appui : en novembre, l'enfant d’un riche homme d’affaires avait été retrouvé cinq jours après sa disparition.

Chaque année, près de 45.000 enfants disparaissent en Inde. 16.000 rien qu’à New Dehli. Une situation à laquelle les hommes politiques de la région, qui sont se sont rendus tour à tour sur les lieux du drame, promettent de mettre fin. Une promesse bienvenue à quelques semaines des élections en Uttar Pradesh...

Commentaires

bonjour
c'est assez hallucinant
merci de le faire savoir
bonne journée

Écrit par : Bernard | 15/01/2007

Ben c'est pas la joie...

Écrit par : David | 15/01/2007

une horreur, j'espére qu'il paiera pour ce qu'il a fait subir a ces momes et que la justice soit a la hauteur du crime .
par contre bravo pour ton article , tout en finesse une vrai journaliste ,continue comme ça

Écrit par : Maman | 15/01/2007

mon petit lion chéri!! t vraiment la meilleure. Continue à dénoncer ce qui fait que le monde va mal. Je te fais plein de bisous tu me manques!! ta domi

Écrit par : domie | 15/01/2007

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Écrit par : papa | 16/01/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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