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08/03/2007

Pondichéry, ville propre (?)

 

Les apparences sont parfois trompeuses. A Pondichéry, tout dépend d’où vient le voyageur. Ainsi, celui-ci arrivé de Dehli, Mumbai ou Madurai, se dira : « Tiens, il existe une ville propre en Inde. Incroyable ! ». Mais celle-ci, arrivée directement depuis Paris, pensera : « Tiens, l’Inde, ce n’est pas si sale. Les stéréotypes ont la peau dure ! »

 

Et chacun aura un peu raison. Pondichéry est une ville plutôt propre. Ici, il n’est point question d’héritage colonial français mais de programme européen. (Ou peut être que le premier a permis le second). Toujours est-il que depuis 2002, dans le cadre du plan européen Asia Urbs, « un partenariat de la propreté » a été initié entre Pondichéry et les villes de Villeneuve-sur-Lot, en France, et Urbino, en Italie. Objectif : « réduire les conséquences sanitaires, environnementales, sociales et économiques de l'amoncellement des 200 tonnes de déchets que produisent chaque jour les 300.000 habitants Pondichéry. » L’Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) soutient le projet.

 

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Concrètement, une collecte sélective pour les matériaux recyclables et les matières organiques a été mise en place dans l’ancien quartier colonial de Pondichéry, la ville blanche, ainsi qu’au sein du marché principal. Une plateforme de compostage a également été créée, gérée par un groupe de femmes.

À n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, des dizaines de femmes, reconnaissables par leur tablier vert, balaient les rues de la ville. Dans chaque poubelle, elles ramassent les déchets et effectuent un premier tri sélectif. Dans d’autres quartiers, les habitants apportent papier, cartons et autres bouteilles en plastique dans des magasins spécialisés moyennant quelques roupies. Les matériaux sont ensuite triés et recyclés.



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Partout, de grandes affiches rappellent aux habitants que Pondichéry doit être une ville propre. Le Pondicherry Pollution Control Committee veille.

 

 

 

 

 

 

Seul bémol : difficile de trouver la moindre poubelle dans la partie indienne de Pondichéry, la ville noire. La préoccupation environnementale des autorités locales serait-elle guidée par des impératifs touristiques ?

 

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Commentaires

Très intéressant, cet accent sur la (relative) propreté qui règne aujourd’hui à Pondichéry

Intéressant de comparer Pondy à certaines autres villes, comme vous l’avez fait

Intéressant aussi peut-être de rapprocher le Pondy d'aujourd'hui à celui d’hier, càd des années 80s et 90s…
Si la pollution a – hélas - augmenté du fait d’un nombre croissant de véhicules motorisés, la propreté des rues apparaît aujourd’hui plus remarquable. Votre article et les références qu’il contient permettent de comprendre pourquoi, merci !, et comment la solidarité Nord – Sud peut jouer de façon efficace et concrète, au profit de la santé publique (, et pas seulement du tourisme… ;-).

NB : des poubelles existent aussi ailleurs que dans la « ville blanche » ; cf par exemple à l’intersection des rues Barathy et Vellalar, « à quatre pas de ma maison »…

Écrit par : shakar | 09/03/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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