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06/03/2007

Le festival de la bonne humeur

Pendant qu’au Tamil Nadu les Hindous célébraient Masi Magam, dans le nord du pays, les couleurs étaient à l’honneur. Chaque année, après la pleine lune, les Indiens fêtent Holi, un festival qui marque la fin de l’hiver et le début du printemps. Il symbolise donc la vie et l’exubérance, associées à cette saison.

 

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Et quand il s’agit d’exubérance, les Hindous ne font pas les choses à moitié. La tradition est d’allumer de grands feux de joie et de s’enduire de couleurs

 

medium_filles_holi_small.jpgLes jeunes vont de villages en villages, aspergeant tout le monde sur leur passage et criant « Bura Na Mano, Holi Hai ». En hindi : « Ne soyez pas fâchés, c’est holi ! » La fête contamine jusqu’aux hommes politiques.

 

 

Pendant trois jours, les croyants chantent et dansent au rythme des tambours. Ils participent aussi à de vastes processions. Poèmes humoristiques et autres blagues sont également au programme. En un mot, le festival de la bonne humeur.


Ce festival est en général associé à la figure de Krishna, incarnation de l'amour du bonheur divin. Krishna, jaloux de la belle couleur de peau de Râdhâ, la charmante fille de son père adoptif, demanda à la mère Yashoda la raison de cette différence. Elle lui répondit en rigolant : « Si tu es jaloux, tu n’as qu’à changer son teint en l’enduisant de couleur ». Ce qu’il fit.

 

Quant aux grands feux qui sont organisés pendant holi, ils ont aussi leur origine sacrée. Le jeune Prahlada, un fervent croyant, était détesté par son père, le roi Hirnakashyipu. Celui-ci passait son temps à inventer des stratagèmes pour éliminer son fils. La sœur du roi, Holika, prit alors la défense du jeune Prahlada. Ne craignant pas le feu, elle prit le jeune homme par le bras et entra dans les flammes. Prahlada sorti du feu sans aucune brûlure mais Holika y resta. Dès lors, le père de Prahlada le laissa tranquille. Ce feu, allumé chaque année lors de Holi, symbolise la victoire du bien sur le mal.


Mais depuis quelques années, les associations de défense de l’environnement dénoncent un festival qui, faute de célébrer la nature, la détruit. Entre autres reproches, l’utilisation excessive de couleurs à base de produits chimiques, de bois pour faire les feux et d’eau, pour nettoyer les dégâts. L’exubérance a ses limites.

Commentaires

Vous nous confiez :
"Mais depuis quelques années, les associations de défense de l’environnement dénoncent un festival qui, faute de célébrer la nature, la détruit. "
Quelle abomination ! Faut-il en déduire que la bienpensance environnementale, très tendance ces derniers temps sous nos latitudes, s'attaque maintenant, en Inde, terre de nos ancêtres, à des traditions pluriséculaires au nom de la préservation de l'environnement ? Mais c'est inimaginable, autant de bêtise concentrée..! Affirmer que ces célébrations nuisent dans une époque où le spirituel disparaît, alors que l'on parle bien de l'Inde, de sa démographie incontrôlable, de sa pollution industrielle effarante, de ses débordements multiples... qui donc ose opposer à ces rites essentiels ce type d'arguments ?

Écrit par : kalle | 06/03/2007

J'aimerai un jour assister à cette fête, "ce festival de bonne humeur".

Écrit par : Charlotte | 11/03/2007

J'aimerai un jour assister à cette fête, "ce festival de bonne humeur".

Écrit par : Charlotte | 11/03/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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