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05/03/2007

Les idoles en fête

Masi Magam ou la fête des idoles. Samedi, des milliers de personnes ont célébré cette fête hindoue du Tamil Nadu. « Masi » signifie les mois de février-mars en tamoul. « Magam » est l’une des 27 étoiles de l’astrologie indienne. La fête de Masi Magam est célébrée chaque année, le jour de la pleine lune.

 

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À Pondichéry, des milliers de fidèles viennent se purifier de leurs péchés sur la plage nord, bientôt suivis par les idoles de 80 temples de la région. Un spectacle hors du commun.

À l’aube, a lieu la cérémonie Theerthavari : les idoles sont alors aspergées d’eau de mer. Un rituel synonyme de chance pour les temples et leurs fidèles. Cette année, le chief minister de Pondichéry, N. Rangaswamy, était de la partie.

 

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Toute la journée, des milliers de fidèles affrontent le soleil brûlant pour se recueillir devant les différents temples, et participer aux puja, les cérémonies religieuses hindoues.

 

 

 

 

 

Ici, une femme dessine les bindis - ces points rouges - sur les fronts des croyants. Là, une autre vend des plateaux de noix de coco et de bananes à offrir aux divinités.


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Mais l’ambiance est loin d’être pieuse. Masi Magam est avant un jour de fête pour les hindous du sud de l’Inde. La journée est rythmée au son des tambours. Dans les ruelles étroites de Kurusukkupam et Vaithikuppam - les quartiers des pêcheurs - s’est installé un véritable marché. 

 

Colliers, bracelets, tirelires et autres babioles en plastique : on trouve tout et n'importe quoi. Dans Pondichéry, des stands de boissons et riz en tout en genre ont été installés à la hâte. De grandes distributions de nourriture s’organisent.

 

Masi Magam ne serait pas une vraie fête hindoue s’il n’existait pas une légende à son origine. Celle-ci veut qu’il y a bien longtemps, Shiva, Dieu de la vie et Dieu de la mort, soit apparu sous les traits d’un enfant devant le roi Vallala de Tiruvannamalai, une ville sainte du nord du Tamil Nadu. Mourant, le roi s’inquiétait de disparaître sans descendance, c’est-à-dire sans personne pour effectuer les derniers rituels mortuaires. Shiva lui promis alors de s’en occuper.

 

Promesse tenue : le roi mourra le jour de Masi Magam et Shiva se chargea des derniers rituels. En bénissant la dépouille du défunt, Shiva annonça que toute personne qui se baignerait dans la mer le jour de Masi Magam fusionnerait avec lui et accèderait au stade de « moksha » : la libération finale de l’âme individuelle. De quoi donner envie de se jeter à l'eau !

Commentaires

merci pour votre blog, si bien documenté, que je suis depuis quelques temps déjà.
j'ai effectué plusieurs voyages en inde du sud, et toujours avec le même plaisir.
l'été dernier j'ai tenu sur mon blog une chronique quotidienne du voyage.

http://celestissima.20minutes-blogs.fr/

notre prochain voyage en Inde est prévu pour cet été et j'attends déjà la date du départ.

à demain!

Écrit par : céleste | 05/03/2007

"se purifier de leurs pêchers" !!!!
Peûchère, c'est pas souvent alors je me le permets, et celle-ci, elle est drôle !

Écrit par : Olivier | 05/03/2007

salut sympa ton blog ...
moi j en ai un sur skyblog : http://surf.skyblog.com

jette un petit coup d'oeuil :)

Écrit par : surf | 05/03/2007

Ton blog est super, je l'adore. Continue, mon péché mignon est d'y venir souvent....

Écrit par : Olivier | 06/03/2007

C’est curieux, sur ta quatorzième photo de Masi Magam (celle du temple hindou) le dessin devant l’entrée me rappelle la forme d’un élément de porte-bonheur que les Bouddhistes chinois tressent en corde rouge (le rouge étant pour eux la couleur du bonheur).

Il y a deux semaines, ta photo des pêcheurs de Kurichukkupam m’avait inspiré cette remarque : les Indiens peignent leurs pirogues exactement dans les mêmes couleurs que les Sénégalais, avec notamment l’intérieur en bleu ciel, alors que je ne vois pas d’explication technique au choix de cette couleur. Je vois aujourd’hui que, malheureusement, l’arrivée de petites embarcations fabriquées ailleurs car offertes par des mécènes étrangers suite au tsunami entraîne un recul de l’emploi de ces couleurs traditionnelles. D’accord, la barque en plastique offerte par Puma remplit certainement pleinement sa fonction technique, mais d’un point de vue esthétique…
Il n’y a pas que les couleurs des barques qui me rappellent le Sénégal (où j’ai travaillé pendant six mois). Des marchands de noix de coco dans la rue, des camions décorés artisanalement, des maisons basses, toutes en angles droits… Même quand il s’agit de vraies maisons et non de bidonvilles, la misère relative uniformise l’architecture.

Écrit par : Guillaume | 08/03/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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