Avertir le modérateur

14/12/2006

Tamil lessons

Inge paDi. "J'étudie ici", en tamoul. Ici ? L'université de Lawspet, à Pondichéry.
medium_universite_small.JPG
Je viens de prendre l'option "J'apprends le tamoul en 50 heures". A défaut d'avoir une moustache, ça me permettra peut être de me faire entendre à la Poste, et ailleurs... Donc depuis 10 heures ce matin, je sais compter et utiliser quelques verbes basiques. Pas mal pour une première. Par contre, au niveau de la prononciation, ce n'est pas encore ça. "Mais tu dois aussi avoir des problèmes de prononciation en français", dixit mon prof de tamoul. Je ne sais pas bien comment je dois le prendre... J'ai tenté quelques mots avec notre propriétaire, Lucia. Je crois qu'elle en rigole encore. Courage, plus que 49 heures et j'écris ces posts en tamoul !

13/12/2006

Central Post

Se rendre à la poste de Pondi, c'est un peu tenter l'impossible. Voire même le diable. Petit manuel à destination de celui, ou celle, qui osera relever le défi. D'abord, préparer sa question - en anglais - avant même de franchir la porte d'entrée. Ensuite, se faire remarquer par l'un des postiers. Un exploit quand on n’a pas de moustache. Le plus simple ? Jouer des coudes au milieu du tas de gens regroupés devant les guichets, quitte à se prendre quelques remarques. C’est pas grave, on ne comprend pas le tamoul !
medium_poste_small.JPG
Une fois devant le guichet, faire son plus beau sourire – des fois que - et poser sa question. Se préparer psychologiquement à écouter dix minutes de tamoul non stop. Ô miracle de la gestuelle, comprendre qu’il faut aller au guichet suivant. Et c'est reparti pour dix minutes de tamoul. Avec les mêmes gestes, sauf que cette fois-ci, ils désignent le premier guichet. En général, on ressort dépité. Avec cette conclusion : demain, j'apprends le tamoul !

12/12/2006

Shopping day

De l'art du contraste. Dans le coeur de Pondi, ami touriste, vous trouverez, entre deux réparateurs de deux roues, des magasins qui vous sont destinés : spacieux, luxueux...onéreux !
medium_casablanca_small.JPG
Vous serez pris en charge du début à la fin : une personne pour vous ouvrir la porte, une autre pour la fermer. Trois étages et autant de vendeuses qui vous suivent à chacun d'entre eux. Discrètement, bien sûr, pour ne pas vous importuner. Ici, point d'incitation à la vente. Elles sont là pour vous renseigner mais aussi pour emporter à la caisse chaque souvenir que vous aurez longuement choisi (dis, tu crois que ça plairait à machin ça ?). Reproductions de Ganesh, artisanat, musique locale, bijoux, saris, tout y passe. L'oeil aguerri aura préalablement aperçu la devanture et ne sera donc pas surpris : "Casablanca, The world is yours."

11/12/2006

It's a raining day

« Faire sa Laure Manaudou ». C’est le nouveau jeu à la mode dans les rues de Pondi. Seule différence avec la version originale : ici, on nage le plus vite possible sur sa mobylette entre deux grandes rasades de mousson. Mousson. Un petit mot qui ne paye pas de mine, mais qui est capable, à lui seul, de contrarier tous vos plans. La pluie vient à la fois du ciel et du sol. Sensation humide assurée…
medium_rue_inondee_small.JPG
Et pendant que j’apprends à nager, la presse du coin célèbre Sunita Williams, la deuxième femme d’origine indienne à se rendre dans l’espace. Deux sur les six femmes, toutes nationalités confondues, qui ont participé à une aventure spatiale depuis 1965, pas mal ! Cette américano-indienne de 41 ans a décollé dimanche de Cap Canaveral, direction : la station spatiale internationale. Le Deccan Chronicle précise qu’elle a emporté dans ses valises une statue de Ganesh, une copie du Bhagavad Gita, l’un des principaux textes sacrés indiens, et, moins spirituel, des samosas. De quoi l’occuper pendant les six prochains mois…

05/12/2006

My taylor is rich !

Rappelez-vous, premier cours d'anglais, premiers tâtonnements. Premières phrases. Et toute une classe de 6ème qui répète en choeur : "My taylor is rich". Une phrase que je n'avais jamais plus prononcé depuis et qui prend tout son sens en Inde, 14 ans plus tard. Mon tailleur c'est Arul, un chrétien de Pondichéry. Et il est (presque) riche depuis que Mister D. lui ramène des clients. Saris, sacs, pantalons en soie, tuniques en coton, chemises brodées...aller, si vous venez dans le coin, je vous le présenterai. Peut-être.
medium_taylor.JPG
L'info du jour : l'Inde sauve l'honneur aux jeux asiatiques, qui viennent de se terminer à Doha, en battant la Chine aux...échecs ! C'est tout de même une belle médaille d'or.

04/12/2006

So chik !

Qui dit premier week-end à Pondichéry dit : se balader en scooter accrochée derrière Mister D., découvrir les plages du coin, flâner au Sunday market, déguster croissants et pains au chocolat au Daily Bread le dimanche à l’heure du brunch…
Oui, mais non. J’ai opté pour l’option « week-end au lit », all inclusive : la fièvre (un bon 39), le mal de tête, du genre « mais pourquoi ce type s’amuse à serrer un étau autour de mon crâne », et d’autres détails biens moins sympas à raconter. Mais en bonne survivante du palu malien, j’ai dit non au chikungunya, dans sa version pondichérienne. Résultat : aujourd’hui, je pourrais presque danser sur un bon zouk.
Voire même sur la B.O de Something Something, LE film tamoul de l’été.

podcast

medium_something.jpg

30/11/2006

I am a star !

Je pourrais penser que les Indiens de Pondi me regardent et me montrent du doigt parce que je détonne un peu dans le paysage. Imaginez : une petite occidentale sur un vélo trop grand qui perd sa selle et sa pédale gauche à tous les coins de rues. Je pourrais. Mais j'ai choisi une toute autre option : j'attire les regards parce que je suis une star, version people, qui expérimente tout juste les conséquences de sa notoriété soudaine. Pas plus tard qu'hier, j'ai pu le verifier. En attendant Mister D., je me suis assise par terre en face d'un lycée. Très vite, les élèves m'ont remarqué.
medium_enfants_small.4.JPG
Ca commence par de timides hellos et ca finit en défi, du style "cap ou pas cap de traverser la rue et d'aller lui dire hello". Laissez-moi vous dire que la poignée d'intrépides qui a eu le courage de venir me dire bonjour a été recue en héros par ses camarades. Mister D. m'avait prévenu : les Indiens de Pondi ont peu de distraction, et j'en suis une. C'est parfois dur d'être une star !

10:25 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (5)

29/11/2006

Tamoul®

De l'art de hocher la tête. Dans mon petit lexique de la gestuelle quotidienne, il y avait le hochement de tête vertical, de haut en bas, pour dire oui, le hochement de tête horizontal, de gauche à droite, pour dire non, il y a désormais le hochement de tête verticalo-horizontal, de haut en bas et de gauche à droite. Tout ça en meme temps. Un geste qui signifie, grosso modo, ok, sans pour autant vouloir dire oui. De l'art subtil de hocher la tête.

10:25 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (4)

28/11/2006

Vanakham !

Qui a dit "Pondichéry, ce n'est pas vraiment l'Inde" ? A tout y réfléchir, je crois bien que c'était moi. Avant de partir. Etait-ce pour me convaincre ? Vu d'ici, je dirais oui.
medium_DSCN0673_small.JPG
Je ne sais pas à quoi ressemble le reste de l'Inde, mais un mot s'impose deux jours apres mon arrivée à Pondichéry : folie. Et une question : comment gens, scooters, motos,voitures, rickshaw, chiens, vaches et autres corbeaux peuvent-ils tenir sur ces petites routes ? A croire que cela relève de la magie. Une espèce de magie qui fait que, finalement, tout s'ordonne. Tout trouve un sens. Enfin plutot son sens. J'avoue que pour le moment, tout ca m'échappe. Et une question existentielle résonne en moi : pourquoi les chiens tamouls n'ont-ils pas peur des klaxons ?
Un article de The Hindu sur ma rue.

11:05 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (6)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu