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05/01/2007

Ardh Kumbh Mela

Allahabad, Uttar Pradesh. Au cœur du pays hindou. Depuis mercredi, on y fête l’Ardh Kumbh Mela, littéralement « la fête de la cruche ». L’un des plus grands rassemblements religieux au monde. Durant six semaines, 70 millions de pèlerins hindous, venus de toute l’Inde, vont se baigner dans les eaux glacées du Gange. Un bain sacré censé réduire le nombre de réincarnations : les hindous espèrent ainsi atteindre plus rapidement le nirvana. La vie dans l’au-delà.
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(Photo Reuters)

L’Ardh Kumbh Mela est célébrée quatre fois tous les douze ans dans quatre lieux saints différents : Allahabad, Haridwar, Ujjain et Nasik.

La légende hindoue raconte que, dans des temps reculés, les dieux et les démons firent une alliance provisoire pour élaborer l’amrita, un nectar d’immortalité. Mais quand la cruche contenant le précieux liquide apparut, les démons s’en emparèrent. Durant douze jours et douze nuits divines, l’équivalent de douze années humaines, les dieux et les démons combattirent dans le ciel pour la possession de la cruche. Pendant la bataille, des gouttes d’amrita tombèrent dans quatre endroits : les quatre villes où l’on fête depuis lors l’Ardh Kumbh Mela.



« Tous les douze ans, l'Inde tout entière frémit ; les villages s'agitent, les monastères se vident, des grottes de l'Himalaya descendent des ermites nus barbouillés de cendres, de la côte de Malabar, du cap Comorin, du golfe du Bengale, des monts Vindhya, du désert du Thar convergent des charrettes de toutes sortes, des cortèges de moines, des bandes de chemineaux, des troupes de lépreux, des suites de rajahs, des coches bondés de femmes cachées par des rideaux blancs, des trains pleins de citadins, une foule prodigieuse assoiffée de sainteté : les pèlerins de la Kumbh-Mela »
Mircea Eliade, L'Inde

21/12/2006

Glamourama

De Dehli à Bangalore, en passant par Jaïpur, Chennai ou Pondichéry, c'est LA voiture nationale. Son nom ? Ambassador. Rien que ça.
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Créée par Hindustan Motors dans les années 50, cette cinq places, carrosserie noire ou blanche, a de l'allure. Surtout au milieu des rickshaws et autres deux-roues pétaradants dans les rues de Pondichéry. Apparemment, la meilleure place pour la garer, c'est entre deux vaches. Une histoire de sacré ?

20/12/2006

Maternity hospital

Maternité de Pondichéry, 12h30. Les portes viennent d'ouvrir. Femmes, hommes et enfants se ruent vers l'entrée, afin de rejoindre celles qui ont passé la nuit dans leur chambre d'hôpital.
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Dans le couloir qui mène à la salle d'échographie, une affiche attire le regard : "Déterminer le sexe du foetus lors d'un diagnostic prénatal est un crime puni par la loi pour ceux qui le font, ceux qui le font faire et ceux qui l'encouragent." En Inde, l'échographie ne sert pas tant à déceler les éventuelles pathologies du bébé qu'à découvrir son sexe. Et pour les familles indiennes, au déshonneur d'avoir une fille, s'ajoute souvent un autre problème : la dot. Nécessaire au mariage des filles, elle représente un fardeau financier que les familles préfèrent éviter. Chaque année, environ 500.000 foetus féminins sont ainsi éliminés. Sur les vingt dernières années, le foeticide féminin aurait entraîné un déficit de dix millions de femmes en Inde. "Pourquoi es-tu venue au monde ma fille, quand un garçon je voulais ? Va donc à la mer remplir ton seau : puisses-tu y tomber et t'y noyer", dit l'une des chansons populaires indiennes. A méditer...
Sur le sujet, lire Le premier siècle après Béatrice, d'Amin Maalouf. L'écrivain imagine un futur ravagé par la découverte d'une substance favorisant la naissance des garçons au détriment de celle des filles.

18/12/2006

Let's dance !

Dans la série "l'Inde et ses contrastes", en voici un nouveau : les clips de musique tamoule. Ici, un clip tourné dans les rues de Pondi.
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Dans les rues du Tamil Nadu, les femmes sont, pour la plupart, parées des plus belles couleurs de leurs saris. Seuls leurs avant-bras et une partie de leurs hanches sont découverts. Les couples ne se tiennent pas la main. Et ne s'embrassent jamais.
Dans les clips télé diffusés en boucle sur les chaînes tamoules, on croit halluciner tellement le contraste est...saisissant. Les saris se sont transformés en mini-top et jupe sexy. Et avec les chorégraphies souvent pensées pour être réalisées dans l'eau, l'effet t-shirt mouillé est garanti. Acteurs et actrices ne semblent avoir qu'un seul mot d'ordre : séduction. Et pour ce faire, tout y passe : clins d'oeil osés, gros plans sexy, collé-serré. Le zouk love n'a rien a envié à certaines chorégraphies tamoules.
Le clip devient le lieu du "tout est permis". Un peu comme si toute la frustration - sexuelle ? - des Indiens se trouvait subitement libérée. Récemment, un avocat de Dehli a porté plainte pour diffusion d'images à caractère pornographique. L'Inde dans tous ses contrastes.
Pour les curieux, le clip du film Saamy, avec Trisha, l'actrice fétiche de Mister D.

 
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