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08/05/2007

Sauvés par la rosée ?

medium_eau_small.jpg1,4 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. Selon les prévisions de l’Unesco, ils seront 2,5 milliards en 2025. Soit un tiers de l’humanité.

 

 

 

 

Longtemps considérée comme une ressource inépuisable, pure et gratuite, l’eau potable est aujourd’hui de plus en plus rare, polluée et chère. L’or bleu est devenu un enjeu stratégique.

Le constat est clair : il est urgent d’agir. Oui, mais comment ? L’une des solutions pourrait venir du laboratoire Eseme (Equipe du supercritique pour l'environnement, les matériaux et l'espace) dirigé par le chercheur Daniel Beysens.

L’homme travaille depuis dix ans sur une nouvelle technologie qui est en passe d’aboutir : récolter les gouttes de rosée et les mettre en bouteilles. « L'idée m'est venue en observant de la buée un matin dans ma voiture. La façon dont les gouttes se formaient, fusionnaient, comment le halo de lumière que j'observais changeait quand je soufflais dessus ! », a-t-il récemment confié aux Echos.

 

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Une usine à rosée est actuellement en test au Gujarat, dans le nord de l’Inde. Elle produit jusqu’à 350 litres d’eau potable par nuit. Deux conditions suffisent : un vent faible et une nuit claire.

L’usine est recouverte d’un isolant thermique qui condense la rosée. Elle est ensuite dirigée vers des bacs où l’eau est filtrée puis désinfectée avant d’être mise en bouteille. À terme, ce gigantesque système de condensation devrait couvrir une superficie totale de 12.000 m2, ce qui devrait permettre de récupérer de 1.200 à 6.000 litres d’eau toutes les nuits. Deux autres usines sont en construction en Inde et au Maroc.

 

Daniel Beysens travaille actuellement à l’établissement d’une cartographie mondiale des sites à rosée. Une goutte d’espoir dans un océan d’incertitudes.

 

Lire le rapport de l'Unesco sur le manque d'eau potable dans le monde. 

20/04/2007

Le lion est mort ce soir

 

Etat d’alerte dans le Gujarat. Le braconnage visant les lions asiatiques est en recrudescence. Une dizaine d’entre eux sont morts ces dernières semaines.

 

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Le lion d’Asie régnait autrefois sur tout le sous-continent indien. Il a aujourd’hui pratiquement disparu. Les derniers spécimens vivent à l’état sauvage dans la forêt de Gir, dans l’Etat du Gujarat.


medium_carte_gir_forest_small.jpg Selon le dernier recensement, le sanctuaire de Gir, et ses 1.400 km2 de forêt, abritait 359 lions asiatiques en 2005. Les derniers sur la planète.

 

 

 

 

La création de ce sanctuaire, qui a coûté 9,5 millions de dollars au Gujarat, a permis de sauver cette espèce rare de félin. Au moment de son inauguration en 1965, il ne restait plus que 20 lions !


Mais aujourd’hui, la survivance de l'espèce est menacée par les villageois alentour. Lassés de voir leurs champs pillés par les félins, les fermiers ont construit de gigantesques puits. Un véritable piège pour le lion asiatique. D’autres échouent contre les barrières électrifiées disposées autour des terres agricoles.


Pour mettre fin à ces massacres, les autorités de la réserve naturelle viennent de recruter 600 informateurs : ils seront chargés d’ériger des clôtures autour des puits et d’empêcher le braconnage. Récemment, quelque 30 personnes ont été arrêtées en possession de pinces et de haches.


Pour les autorités du Gujarat, l’enjeu est de taille : il s’agit de sauver une espèce en voie de disparition. Et avec elle, le symbole de la République indienne.

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08/03/2007

Pondichéry, ville propre (?)

 

Les apparences sont parfois trompeuses. A Pondichéry, tout dépend d’où vient le voyageur. Ainsi, celui-ci arrivé de Dehli, Mumbai ou Madurai, se dira : « Tiens, il existe une ville propre en Inde. Incroyable ! ». Mais celle-ci, arrivée directement depuis Paris, pensera : « Tiens, l’Inde, ce n’est pas si sale. Les stéréotypes ont la peau dure ! »

 

Et chacun aura un peu raison. Pondichéry est une ville plutôt propre. Ici, il n’est point question d’héritage colonial français mais de programme européen. (Ou peut être que le premier a permis le second). Toujours est-il que depuis 2002, dans le cadre du plan européen Asia Urbs, « un partenariat de la propreté » a été initié entre Pondichéry et les villes de Villeneuve-sur-Lot, en France, et Urbino, en Italie. Objectif : « réduire les conséquences sanitaires, environnementales, sociales et économiques de l'amoncellement des 200 tonnes de déchets que produisent chaque jour les 300.000 habitants Pondichéry. » L’Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) soutient le projet.

 

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Concrètement, une collecte sélective pour les matériaux recyclables et les matières organiques a été mise en place dans l’ancien quartier colonial de Pondichéry, la ville blanche, ainsi qu’au sein du marché principal. Une plateforme de compostage a également été créée, gérée par un groupe de femmes.

À n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, des dizaines de femmes, reconnaissables par leur tablier vert, balaient les rues de la ville. Dans chaque poubelle, elles ramassent les déchets et effectuent un premier tri sélectif. Dans d’autres quartiers, les habitants apportent papier, cartons et autres bouteilles en plastique dans des magasins spécialisés moyennant quelques roupies. Les matériaux sont ensuite triés et recyclés.



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Partout, de grandes affiches rappellent aux habitants que Pondichéry doit être une ville propre. Le Pondicherry Pollution Control Committee veille.

 

 

 

 

 

 

Seul bémol : difficile de trouver la moindre poubelle dans la partie indienne de Pondichéry, la ville noire. La préoccupation environnementale des autorités locales serait-elle guidée par des impératifs touristiques ?

 

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