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22/12/2006

Christmas party

Christmas Party à la Deepanam school of Auroville. Une centaine d'enfants et quelque 33 nationalités. Mais quand il s'agit de jouer, tout le monde se comprend.
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J'avoue que mon statut de "super maîtresse de français" en a pris un coup : impossible de mettre une seule fléchette dans la cible, de viser des cibles avec les cerceaux ou de pêcher une bouteille avec un anneau… Quant à ce jeu étrange, sur la photo : il s'agit d'enlever toutes les cartes avec ses cils en moins d'une minute. Un jeu tamoul, m’a t-on expliqué. Je me disais aussi...
Et l'info du jour : la sortie de la version indienne du viagra. UP de son petit nom. "Un produit 100 % naturel", selon ses fabricants. Seule consigne : "Ce produit peut être utilisé par les hommes et les femmes ayant plus de 18 ans". Avis aux amateurs...

10:30 Publié dans Auroville | Lien permanent | Commentaires (9)

21/12/2006

Glamourama

De Dehli à Bangalore, en passant par Jaïpur, Chennai ou Pondichéry, c'est LA voiture nationale. Son nom ? Ambassador. Rien que ça.
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Créée par Hindustan Motors dans les années 50, cette cinq places, carrosserie noire ou blanche, a de l'allure. Surtout au milieu des rickshaws et autres deux-roues pétaradants dans les rues de Pondichéry. Apparemment, la meilleure place pour la garer, c'est entre deux vaches. Une histoire de sacré ?

20/12/2006

Maternity hospital

Maternité de Pondichéry, 12h30. Les portes viennent d'ouvrir. Femmes, hommes et enfants se ruent vers l'entrée, afin de rejoindre celles qui ont passé la nuit dans leur chambre d'hôpital.
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Dans le couloir qui mène à la salle d'échographie, une affiche attire le regard : "Déterminer le sexe du foetus lors d'un diagnostic prénatal est un crime puni par la loi pour ceux qui le font, ceux qui le font faire et ceux qui l'encouragent." En Inde, l'échographie ne sert pas tant à déceler les éventuelles pathologies du bébé qu'à découvrir son sexe. Et pour les familles indiennes, au déshonneur d'avoir une fille, s'ajoute souvent un autre problème : la dot. Nécessaire au mariage des filles, elle représente un fardeau financier que les familles préfèrent éviter. Chaque année, environ 500.000 foetus féminins sont ainsi éliminés. Sur les vingt dernières années, le foeticide féminin aurait entraîné un déficit de dix millions de femmes en Inde. "Pourquoi es-tu venue au monde ma fille, quand un garçon je voulais ? Va donc à la mer remplir ton seau : puisses-tu y tomber et t'y noyer", dit l'une des chansons populaires indiennes. A méditer...
Sur le sujet, lire Le premier siècle après Béatrice, d'Amin Maalouf. L'écrivain imagine un futur ravagé par la découverte d'une substance favorisant la naissance des garçons au détriment de celle des filles.

19/12/2006

2007 : The heat is on !

''France : the heat is on'', titrait en 'une' le supplément dominical du Hindu. Et quand l’Inde s’intéresse à la campagne électorale française, tout le monde en prend pour son grade. Selon la correspondante du quotidien à Paris, Nicolas Sarkozy, ''l’agressif et hyperactif ministre de l’Intérieur'', est un ''minuscule Rambo prêt à tout pour récupérer les voix de l’extrême droite''. ''Trahis par certains membres de sa propre famille politique'', il pourrait connaître le même sort que Jospin en 2002, estime Vaiju Naravane.
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Ségolène Royal, ''l’oreille toujours collée au sol pour mettre en œuvre sa 'démocratie participative'', est une ''Madonna qui présente bien et affiche toujours un sourire chaleureux''. François Bayrou est quant à lui ''terne mais sincère''.
Quant à savoir si Jacques Chirac est prêt à ''sacrifier sa famille politique'' pour ne pas voir élu un Sarkozy qu’il ''déteste et méprise'', The Hindu semble déjà avoir sa petite idée : ''Il y a une seule chose qui compte pour Chirac, c’est Chirac lui-même.''
Les Français n’échappent pas aux remarques acerbes : ''Tout le monde en Europe pense que la France est le meilleur endroit pour vivre. Le pays est beau et riche, les gens sont élégants, chics et cultivés, la nourriture et le vin sont divins. Seuls les Français ne semblent pas de cet avis.'' Vaiju Naravane reprend les conclusions du sociologue français Gérard Mermet : ''Les Français sont paranoïaques, hypocondriaques et schizophrènes''. Et de conclure : ''C’est ce lot de déçus, de grincheux et autres mécontents que les candidats devront séduire.'' Une manière de leur souhaiter bonne chance ?
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11:10 Publié dans Vu d'ici | Lien permanent | Commentaires (2)

18/12/2006

Let's dance !

Dans la série "l'Inde et ses contrastes", en voici un nouveau : les clips de musique tamoule. Ici, un clip tourné dans les rues de Pondi.
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Dans les rues du Tamil Nadu, les femmes sont, pour la plupart, parées des plus belles couleurs de leurs saris. Seuls leurs avant-bras et une partie de leurs hanches sont découverts. Les couples ne se tiennent pas la main. Et ne s'embrassent jamais.
Dans les clips télé diffusés en boucle sur les chaînes tamoules, on croit halluciner tellement le contraste est...saisissant. Les saris se sont transformés en mini-top et jupe sexy. Et avec les chorégraphies souvent pensées pour être réalisées dans l'eau, l'effet t-shirt mouillé est garanti. Acteurs et actrices ne semblent avoir qu'un seul mot d'ordre : séduction. Et pour ce faire, tout y passe : clins d'oeil osés, gros plans sexy, collé-serré. Le zouk love n'a rien a envié à certaines chorégraphies tamoules.
Le clip devient le lieu du "tout est permis". Un peu comme si toute la frustration - sexuelle ? - des Indiens se trouvait subitement libérée. Récemment, un avocat de Dehli a porté plainte pour diffusion d'images à caractère pornographique. L'Inde dans tous ses contrastes.
Pour les curieux, le clip du film Saamy, avec Trisha, l'actrice fétiche de Mister D.

15/12/2006

Let's speak french ! (II)

« Je suis, tu es, il est, elle est, nous sommes, vous êtes, ils sont, elles sont ». Depuis ce matin, c'est le nouvel air à la mode à Auroville. Ou plutôt dans l’une des écoles d’Auroville : 11 gamins l’ont chanté à tue-tête toute la matinée.
C’était juste avant la petite leçon d’anatomie. Les plus grands ont à peu près capté qu’il fallait se toucher les pieds quand la maîtresse (moi !) dit le mot « pied ». Mais les petits galèrent, surtout la plus jeune, Tom, sept ans. Quelque soit le mot prononcé, elle montre sa bouche. Aurais-je encore quelques lacunes au niveau de l’enseignement ? C’est pas grave, Tom m’a dit que j’étais la plus belle maîtresse qu’elle avait jamais eu !

06:40 Publié dans Auroville | Lien permanent | Commentaires (7)

14/12/2006

Tamil lessons

Inge paDi. "J'étudie ici", en tamoul. Ici ? L'université de Lawspet, à Pondichéry.
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Je viens de prendre l'option "J'apprends le tamoul en 50 heures". A défaut d'avoir une moustache, ça me permettra peut être de me faire entendre à la Poste, et ailleurs... Donc depuis 10 heures ce matin, je sais compter et utiliser quelques verbes basiques. Pas mal pour une première. Par contre, au niveau de la prononciation, ce n'est pas encore ça. "Mais tu dois aussi avoir des problèmes de prononciation en français", dixit mon prof de tamoul. Je ne sais pas bien comment je dois le prendre... J'ai tenté quelques mots avec notre propriétaire, Lucia. Je crois qu'elle en rigole encore. Courage, plus que 49 heures et j'écris ces posts en tamoul !

13/12/2006

Central Post

Se rendre à la poste de Pondi, c'est un peu tenter l'impossible. Voire même le diable. Petit manuel à destination de celui, ou celle, qui osera relever le défi. D'abord, préparer sa question - en anglais - avant même de franchir la porte d'entrée. Ensuite, se faire remarquer par l'un des postiers. Un exploit quand on n’a pas de moustache. Le plus simple ? Jouer des coudes au milieu du tas de gens regroupés devant les guichets, quitte à se prendre quelques remarques. C’est pas grave, on ne comprend pas le tamoul !
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Une fois devant le guichet, faire son plus beau sourire – des fois que - et poser sa question. Se préparer psychologiquement à écouter dix minutes de tamoul non stop. Ô miracle de la gestuelle, comprendre qu’il faut aller au guichet suivant. Et c'est reparti pour dix minutes de tamoul. Avec les mêmes gestes, sauf que cette fois-ci, ils désignent le premier guichet. En général, on ressort dépité. Avec cette conclusion : demain, j'apprends le tamoul !

12/12/2006

Shopping day

De l'art du contraste. Dans le coeur de Pondi, ami touriste, vous trouverez, entre deux réparateurs de deux roues, des magasins qui vous sont destinés : spacieux, luxueux...onéreux !
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Vous serez pris en charge du début à la fin : une personne pour vous ouvrir la porte, une autre pour la fermer. Trois étages et autant de vendeuses qui vous suivent à chacun d'entre eux. Discrètement, bien sûr, pour ne pas vous importuner. Ici, point d'incitation à la vente. Elles sont là pour vous renseigner mais aussi pour emporter à la caisse chaque souvenir que vous aurez longuement choisi (dis, tu crois que ça plairait à machin ça ?). Reproductions de Ganesh, artisanat, musique locale, bijoux, saris, tout y passe. L'oeil aguerri aura préalablement aperçu la devanture et ne sera donc pas surpris : "Casablanca, The world is yours."

11/12/2006

It's a raining day

« Faire sa Laure Manaudou ». C’est le nouveau jeu à la mode dans les rues de Pondi. Seule différence avec la version originale : ici, on nage le plus vite possible sur sa mobylette entre deux grandes rasades de mousson. Mousson. Un petit mot qui ne paye pas de mine, mais qui est capable, à lui seul, de contrarier tous vos plans. La pluie vient à la fois du ciel et du sol. Sensation humide assurée…
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Et pendant que j’apprends à nager, la presse du coin célèbre Sunita Williams, la deuxième femme d’origine indienne à se rendre dans l’espace. Deux sur les six femmes, toutes nationalités confondues, qui ont participé à une aventure spatiale depuis 1965, pas mal ! Cette américano-indienne de 41 ans a décollé dimanche de Cap Canaveral, direction : la station spatiale internationale. Le Deccan Chronicle précise qu’elle a emporté dans ses valises une statue de Ganesh, une copie du Bhagavad Gita, l’un des principaux textes sacrés indiens, et, moins spirituel, des samosas. De quoi l’occuper pendant les six prochains mois…

 
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