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19/01/2007

Un ministre au secours de la moralité publique

De l’art de la censure. Le gouvernement indien vient d’interdire AXN, la chaîne des séries télé et des programmes de télé-réalité. Et ce, jusqu’au 15 mars. Selon le ministre de l’Information, Priya Ranjan Dasmunsi, le contenu de cette chaîne étrangère est «indécent et de mauvais goût». Un programme a particulièrement déclenché la colère de ce ministre puritain : «The world's sexiest commercials», soit un tour du monde des publicités les plus sexy. Ranjan Dasmunsi estime que cela « nuit à la moralité publique ». Sauf à celle des habitants de Chennai et de Pondichéry, où, en raison de mystérieux problèmes techniques, la chaîne diffuse encore !

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(Capture d'écran d'une publicité)

La décision a bien sûr provoqué la colère des téléspectateurs, privés de leurs séries préférées. « C’est ridicule. La décision du gouvernement est injuste. Je ne vais pas pouvoir regarder mes séries ! », s’indigne un fan d’AXN dans les colonnes du Deccan. D’autres se demandent où est la logique, tel cet étudiant en MBA : « Certains clips diffusés sur les chaînes musicales sont beaucoup plus osés que les publicités du programme. » (cf. Let’s dance)

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Les publicitaires ont vivement réagi. « Le gouvernement a pris une décision absurde. Si les politiciens jugent que certains programmes sont obscènes, ils doivent demander à la chaîne de les retirer », estime l’un d’entre eux. Et de s’interroger : « Comment une seule personne peut-elle décider de ce qu’un milliard de personnes a envie de regarder ? »

D’autres s’interrogent sur la définition même de l’indécence. « Comment définir l’indécence ? Je ne soutiens pas l’obscénité mais nous devrions nous mettre d’accord sur ce qui est ou non indécent. Ce genre de décision ne doit pas être politique », estime le vice-président d’une boîte de pub.

Par le passé, cinq chaînes ont déjà connu des interdictions temporaires. Depuis deux ans, le gouvernement indien a adressé 203 rappels à l’ordre à différentes chaînes de télévision, dont un tiers pour diffusion d’images à caractère obscène.

18/01/2007

Quand le racisme s’invite chez Big Brother

Soupçons de racisme sur le Big Brother anglais. Lors de la quotidienne de mardi, diffusée sur Channel Four, trois candidates du célèbre jeu de télé-réalité ont tenu des propos racistes envers la participante indienne, l’actrice Shilpa Shetty.

Les médias indiens et anglais se sont aussitôt emparés de l’affaire. « Big Brother India soutient Shilpa », titrait jeudi le Deccan Chronicle. « Big Brother est devenu Big Bother (gênant) - hier soir », titrait-t-on côté britannique.

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(Photo AP)

Et le Deccan Chronicle de donner des exemples desdits propos.
Dialogue entre deux candidates :
« Elle me rend malade. »
« Oui, c’est un chien. Elle rêverait d’être blanche. »

Autre exemple, devant un poulet cuisiné par l’actrice de Bollywood :
« Je n’ai pas assez confiance pour manger ce poulet. J’ai peur. »
« Oui, qui sait où elle a mis ses mains. »

Quant aux questions posées à la candidate indienne, elles se passent de commentaire : « Tu habites dans une maison ou dans une cabane ? »



L’Ofcom, l’autorité britannique de surveillance audiovisuelle, a reçu plus de 19.000 plaintes de téléspectateurs choqués. Le CSA anglais a promis que des décisions seraient prises en fonction des lois en vigueur au Royaume-Uni.

La polémique embarrasse les autorités britanniques. Elle a atterri à la Chambre des Communes où un député d’origine indienne, Keith Vaz, a interpellé Tony Blair. Réponse de l’intéressé : «Je n’ai pas vu l’émission, je ne peux donc pas faire de commentaire». Le chef du gouvernement a toutefois rappelé son opposition au « racisme sous toutes ses formes ».

Londres tente désormais de calmer le jeu. Un porte-parole britannique a ainsi rappelé « le rôle important joué par la communauté indienne au Royaume-Uni. »

Côté indien, le gouvernement a demandé aux autorités britanniques de sanctionner ces propos. Et le ministre indien de l’Information de donner un conseil à ses compatriotes : « Avant de participer à ce genre de programmes à l’étranger, veuillez informer le gouvernement. » A bon entendeur…

17/01/2007

Happy Pongal !

L’Inde, pays aux mille jours fériés. La preuve : les Tamouls célèbrent deux jours de l’an à seulement deux semaines d’intervalle. Et comme toute fête indienne, cela commence par des kolams. Ces dessins de bon augure réalisés par les femmes sur le seuil des maisons.

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Autour du 15 janvier, et quatre jours durant, les villages fêtent Pongal - littéralement « ébullition » -, l’arrivée de la nouvelle année de récoltes. Au deuxième jour de la fête, le riz est mélangé avec du lait frais et du sucre. Le mélange est porté à ébullition, d’où le nom de cette fête.

Cette fête est un hymne à la terre qui fait vivre les villages. Mais aussi aux vaches qui la travaillent. Le troisième jour de la fête leur est d’ailleurs consacré. Les villageois peignent leurs cornes et les ornent des plus belles fleurs. Des colliers de bananes sont attachés autour de leur cou. Des bananes qui font ensuite l’objet d’un usage plutôt inhabituel : elles sont lancées en l’air en guise de signal de départ de la course de vaches, la Jallikattu.

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La légende raconte l'origine de ce jour réservé aux vaches. Celles-ci se seraient plaintes à Krishna – divinité connue pour son amour pour les bovins - du mauvais traitement infligé par les hommes. Krishna aurait alors promis de descendre sur terre pour vérifier leurs dires. Mis au courant de cette visite, les villageois auraient aussitôt décidé de décorer les vaches. Et Krishna de dire à ses amis les bêtes : « Vous voyez, vous êtes bien traitées ! »




16/01/2007

Passionnément cricket

Qui ne joue pas au cricket n’est pas Indien. Telle pourrait être la devise de l’Inde. Pas un jour sans que les médias ne racontent les derniers faits d’armes de l’équipe locale. Ou que les Indiens ne s’agglutinent devant les magasins de télé pour suivre les ultimes rebondissements d’une rencontre. Et sachant que certains matches peuvent durer cinq jours, le cricket est une passion qui se vit…à plein temps !

Une passion qui se pratique aussi. Le week-end, en pause déjeuner ou en fin de journée, sur la plage, dans un terrain vague ou au bout d’une rue, tous les moments et tous les endroits semblent bons pour disputer quelques points. (Cliquez ici pour comprendre les règles)

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Le cricket est arrivé en Inde dans les valises des colons britanniques. Le premier match se serait joué en 1721 ! Il aura toutefois fallu attendre la fin du 19e siècle pour que la pratique de ce sport se démocratise et s’ouvre aux hindous et aux musulmans.

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Et certains matches de raconter un pan de l’histoire indienne. Comme en témoigne le film indien Lagaan, sorti en 2001. La scène se passe en 1893, dans la campagne indienne.





Alors que les paysans meurent de faim, le chef de la garnison britannique veut doubler le lagaan, l’impôt sur les céréales. Mais l’officier, joueur, leur propose un terrible pari : si les Indiens battent les Anglais au cours d’un match de cricket, ils seront exemptés de lagaan pendant trois ans. S’ils perdent, la taxe sera triplée. Véritable fresque historique, le film exalte la solidarité des colonisés, au-delà des castes et des religions.
A écouter, la BO du film

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Dans la région, la politique se poursuit parfois sur le terrain. À l’image des très disputés Inde-Pakistan. Quand Manmohan Singh, le premier ministre indien, et Pervez Musharraf, le président pakistanais, assistent ensemble à une rencontre, un peu d’espoir naît au Cachemire.

12:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (5)

15/01/2007

"La maison aux horreurs"

« Le portrait du diable », « Dans la tête du monstre », « Les bouchers de Noida ». Cette semaine, tous les hebdos indiens reviennent sur les meurtres de Nithari. Tout commence le 29 décembre quand la police, alertée par le père d’une prostituée portée disparue, découvre des os et des crânes enterrés dans le jardin d’une maison de Noida, banlieue moderne du nord-ouest de Dehli. Au total, 17 corps, principalement des enfants, sont déterrés et identifiés. « Et il pourrait y en avoir beaucoup plus. Jusqu’à 40 », rapporte un officier chargé de l’enquête. Soit autant que le nombre d’enfants portés disparus dans cette zone depuis 2004.

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Depuis deux ans, le propriétaire de la maison, Moninder Singh Pandher - un riche homme d’affaires de 52 ans, surdiplômé et ayant ses entrées dans le milieu politique du Uttar Pradesh - et son domestique - Surendra Koli, s’adonnaient à un petit jeu macabre. Mais face aux policiers, Surendra Koli a craqué : avec des bonbons, il attirait les enfants de Nithari, le bidonville voisin, dans ce que les médias indiens ont surnommé « la maison aux horreurs ». Où il les violait avant de les tuer. Il violait à nouveau les cadavres avant de les découper en compagnie de son maître. Ce dernier, décrit par son fils comme « la personne la plus normale qu’il connaisse », a nié toutes les accusations. Il a seulement reconnu avoir eu des « relations sexuelles orales » avec les enfants. Les policiers estiment cependant qu'il est le cerveau de l'histoire.

« L’Inde n’a jamais connu un crime aussi barbare. Un crime d’autant plus barbare que celui qui l’a perpétré est un homme d’affaires influent. Un homme dont les motivations déconcertent les meilleurs psychologues du pays », écrit le India Today.

Et la découverte de crânes et d’os d’alimenter les rumeurs les plus folles. Certains parlent de cannibalisme. D’autres penchent pour le trafic d’organes. D’autres encore, pour un réseau pédophile, des CD et vidéos mettant en scène des mineurs ayant été retrouvés dans la maison.

Dans ce capharnaüm, les policiers tentent de trouver des indices tangibles. Afin de prouver matériellement la culpabilité de Moninder Singh Pandher. Sans quoi ils craignent que ses relations politiques lui permettent de s’en tirer à bon compte.

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De leur côté, les familles de Nithari sont en colère. Elles reprochent à la police de n’avoir rien fait pendant deux ans. «Certains policiers attachent plus d’importance à élucider un vol de voiture qu’une disparition d’enfant», reconnaît le commissaire adjoint de Dehli. Pour ceux de Nithari, la police n’est pas intervenue en raison de leur origine modeste. Preuve à l’appui : en novembre, l'enfant d’un riche homme d’affaires avait été retrouvé cinq jours après sa disparition.

Chaque année, près de 45.000 enfants disparaissent en Inde. 16.000 rien qu’à New Dehli. Une situation à laquelle les hommes politiques de la région, qui sont se sont rendus tour à tour sur les lieux du drame, promettent de mettre fin. Une promesse bienvenue à quelques semaines des élections en Uttar Pradesh...

12/01/2007

Le temple du Shiva dansant

Pour accompagner cette note, écoutez Maya de Susheela Raman


Chidambaram, 70 km au sud de Pondichéry. Une ville construite autour du temple du Shiva Nataraja. Littéralement, « Shiva, le danseur cosmique ». Il y a plus de 15 siècles, un roi lépreux se baigna dans un étang dédié à Shiva et en ressortit guéri. On décida alors de construire un temple en l’honneur de cette divinité. Il est aujourd’hui l’un des cinq sanctuaires sacrés de Shiva en Inde du Sud.

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Shiva représente l’énergie universelle et éternelle. Sa danse continue engendre la succession des jours et des nuits, le cycle des saisons et celui de la vie et la mort. Son énergie provoque la destruction de l’univers et sa renaissance.


Au temple de Chidambaram, les 108 positions de cette danse cosmique sont sculptées dans la pierre. De ces positions est né le Bharatanatyam, la danse sacrée du Tamil Nadu.

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Pénétrer dans le temple de Chidambaram relève d’une expérience mystique certaine. Un parcours initiatique au son des flûtes et des tambours qui résonnent dans les allées de pierre. Les fidèles se pressent, les bras chargés d’offrandes. Tous attendent le moment où les brahmanes - à demi nus, front rasé, cheveux ramenés sur l’arrière de la tête - ouvriront les portes argentées du sanctuaire central, laissant apercevoir la statue du Shiva Nataraja. Le moment où jamais de formuler ses prières.

11/01/2007

Quand le Bangladesh vacille, l’Inde s’inquiète

Depuis samedi, le chaos règne dans les rues de Dacca. Chaque jour voit son lot de manifestants arriver des quatre coins du pays. Emmenés par la ligue Awami - un parti nationaliste et laïque de gauche -, les 14 partis d’opposition dénoncent la manipulation électorale à venir lors des législatives du 22 janvier. L’opposition est en effet convaincue que les autorités ont ajouté 14 millions de citoyens fantômes sur les listes électorales, et ce, au profit du Parti nationaliste du Bangladesh, le parti au pouvoir avant le début de la crise, il y a trois mois.

Et alors que le gouvernement a déployé 60.000 soldats à travers tout le pays, l’opposition entend durcir son mouvement. Elle menace de poursuivre le blocus des transports et de faire le siège du palais présidentiel. Depuis fin octobre, 35 personnes ont été tuées et des milliers d’autres blessées.

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(AFP/Getty Images)

Une situation qui inquiète le voisin indien. Dehli craint en effet la déstabilisation de la région dont l’équilibre était déjà incertain. « La situation au Bangladesh pose des problèmes de sécurité à long terme pour l’Inde », écrit ainsi le Times of India.

Les relations indo-bangladaises, déjà tendues, devraient en prendre un coup. Depuis de nombreuses années, Dehli s’inquiète de la présence possible de rebelles du Nord-est indien en territoire bangladais. Or, les troubles actuels pourraient profiter aux indépendantistes.

Autre sujet d’inquiétude : l’immigration massive des Bangladais dans le nord-est indien. Comme les Etats-Unis au Mexique, l’Inde construit depuis 1989 une clôture de barbelés le long des 4.000 kilomètres de frontière qui la sépare du Bangladesh. Celle-ci devrait être terminée dans le courant de l’année. « Le mur de la honte » existerait-il aussi en Asie ?

10/01/2007

Ces hommes en vert

Pourquoi les autos-rickshaws conduisent-ils vite (donc mal) ? Pourquoi demandent-ils toujours un prix exorbitant pour parcourir trois rues ?

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Récemment, j’ai trouvé la réponse : la plupart des conducteurs d’autos-rickshaws ne sont pas propriétaires de leur véhicule. Le tuk-tuk se loue autour de 100 roupies la journée (1,70 €). Sachant que le tarif moyen d’une course dans Pondichéry est de quelques roupies pour un Indien et d’environ 20 roupies pour un étranger, les conducteurs doivent aller vite et embarquer beaucoup de passagers s’ils veulent s’en sortir.

medium_hommes_en_kaki_small.JPG Ce secteur est aujourd’hui en crise : trop d’autos-rickshaws et pas assez de passagers. Un phénomène renforcé par le développement hallucinant des mobylettes et autres deux roues ces dernières années. Résultat : l’occupation principale des hommes en vert est devenue…l’attente !



Le mois dernier, plusieurs grèves ont été organisées dans tout le pays. Entre autres demandes, la répercussion de la baisse du prix du baril de brut à la pompe. Mais le gouvernement poursuit un autre objectif : faire diminuer le nombre de ces engins dans les villes indiennes. À Calcutta, les rickshaw à pied, encore moins bien payés que leurs confrères, ont d’ores et déjà été interdits.

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09/01/2007

Born to be alive

13 heures, une petite ville perdue du sud indien - Gingee - , 35 degrés à l’ombre. Trois Occidentales fatiguées et affamées après l’ascension du fort de Krishnagiri. Sur leur chemin, une succession de petites cahutes et autant de beignets de piments fris.

Les voilà prêtes à se résoudre quand soudain, apparaît une grande bâtisse moderne. Du bruit, de la musique, des gens. Timides, elles hésitent. Rapidement, plusieurs femmes les entraînent à l’intérieur. Une sorte de salle des fêtes avec des dizaines de personnes assises sur des chaises en plastique rouge. Au centre, un autel. Sur l’autel, une femme et un homme vêtus de leurs plus beaux habits.

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Un mariage ? Non, une cérémonie pour une femme enceinte de sept mois. Une fête traditionnelle chez les hindous. Gênées mais curieuses, elles sortent leurs appareils photo. S’en suit une déferlante d’enfants qui veulent être immortalisés. Les adultes s’en mêlent et bientôt, elles ont les poches pleines de cartes de visite. Et de promesses : «Oui, oui, on vous enverra les photos.»

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Ensuite, elles sont invitées à déjeuner. Au rez-de-chaussée de l’immeuble, se trouve une grande salle avec de longues tables en bois alignées les unes face aux autres. Une sorte de cantine. Au menu : thali. Le plat traditionnel du sud de l’Inde. Des louches de différents riz et sauces tombent sur de grandes feuilles de bananiers. Sensation épicée assurée.

Pour elles, c'est le moment où jamais de tenter les quelques mots de tamoul appris depuis un mois. Ça fonctionne ! Grand sourire sur le visage de leurs voisines de table. Pour les enfants assis en face d’elles, le spectacle de ces trois occidentales en train d’essayer de manger le thali à la main semble irrésistiblement…drôle ! Elles repartent, l'estomac et le coeur remplis !

08/01/2007

Un éléphant qui se balançait...

Lakshmi, dernier éléphant de Pondichéry. Plus déesse qu'homme de fer : dans la religion hindoue, Lakshmi incarne en effet la beauté, la lumière, la santé et la bonne fortune. Pas moins.

Du haut de ses deux tonnes, le pachyderme accompagne les rituels hindous dans les temples de Pondi depuis 1998. Mieux, Lakshmi attire la bienveillance des dieux sur tous les visiteurs qui s’acquittent de la modique somme de deux roupies - 0,03 euros.


Mais pour être sûr de voir exaucer ses voeux, mieux vaut doubler la mise et ajouter quelques offrandes (fleurs, huiles, etc). Seule consigne : éviter les bananes et les noix de coco. L'éléphant suit un régime très strict à base de feuilles de cocotiers et de pongal (riz aux épices).

D’un geste plus ou moins maîtrisé, elle dépose sa trompe sur la tête du croyant. Ou du touriste. Sous le regard attentif de Sendhil, son cornac, qui lui parle en malayam, la langue de son Kérala natal.

Pour Lakshmi, la retraite n'est pas d'actualité : l’éléphante sacrée est sous contrat pour 70 ans !

 
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