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07/02/2007

Le bad boy de Bollywood

Salman Khan, Sallu pour les fans, est le bad boy de Bollywood. À 40 ans passés, ses frasques font régulièrement la une des journaux. Mercredi, le très sérieux Times of India raconte comment l’acteur a offert une rolex à plusieurs membres de l’équipe sri-lankaise de cricket venus dîner chez lui. Motif : Monsieur adore le cricket ! « Les joueurs ont eu un aperçu de la fameuse 'générosité façon Khan' », note le journal.


Et de préciser que ce genre de cadeaux est une tradition dans la famille des Khan, l’une des plus influentes de Bollywood. Salman est le fils du célèbre scénariste Salim Khan. Ses deux frères, Arbaaz Khan et Sohail Khan, sont également acteurs.


medium_salman_muscles_small.jpg La carrure musculaire de Salman Khan n’est pas sans rapport avec son succès : rares sont les films où il n’apparaît pas torse nu ! En bon bad boy, l’acteur a été arrêté et emprisonné à plusieurs reprises.

 

 

D’abord en 1998 pour avoir chassé une antilope noire, une espèce protégée. Il le paiera d’un an de prison. Il est de nouveau arrêté en 2002 pour avoir provoqué un accident mortel : sous l’effet de l’alcool et muni d’un permis périmé, il encastre sa voiture dans une boulangerie de Bombay : un mort et quatre blessés. D’abord poursuivi pour homicide, les charges sont ensuite étrangement abandonnées.

medium_affiche_small.jpg Célibataire, Salman Khan a fréquenté pendant deux ans Aishwarya Rai, actrice de Bollywood et Miss Monde 1994. L’affaire a tourné au vinaigre : la belle a porté plainte pour mauvais traitements et refuse depuis de tourner un film avec lui.

 

 

 

En juillet 2005, une chaîne de télévision indienne avait diffusé l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre les deux ex-amants. Sur la bande, la voix d’un homme menaçait :« Méfies-toi de moi. Je fais partie du milieu du crime organisé et je n’aurai aucun mal à t’éliminer. » Des millions de personnes avaient alors entendu cet enregistrement diffusé en prime time, la chaîne de télé prétendant qu’il s’agissait bien de la voix de Salman Khan. Beaucoup de stars de Bollywood sont en effet connues pour leurs liens avec la mafia. «Nous connaissons tous les pratiques malhonnêtes de Salman Khan. Il a soudoyé des personnalités importantes du cinéma pour qu’elles assistent au mariage de la fille d’un gangster, Dawood Ibrahim », avait à l’époque commenté le juriste Pramod Navalkar. 



Finalement, la police l’avait innocenté. Cette succession de fausses-vraies rumeurs n’entachent en rien la carrière du bellâtre. Bien au contraire. Salman Khan sera au générique de huit films en 2007 !

Extraits
 

31/01/2007

(Sur)vivre sur les routes indiennes

Petit guide de survie à destination de l’usager de la route en Inde. La première règle essentielle est…qu’il n’y en a pas. Ou plutôt si, celle du plus fort. Ici, la route n’est pas à tout le monde mais à chacun. Une différence subtile à comprendre de toute urgence. Et ainsi développer un septième sens essentiel : le réflexe. Conduire en Inde relève d’une concentration permanente. Tout écart vous mettra dans une situation, disons, peu confortable.

Ensuite, ne pas oublier qu’en Inde, héritage britannique oblige, tout le monde roule à gauche. Mais croire que cela signifie « priorité à gauche » serait une grossière erreur. La priorité va au véhicule le plus imposant. Ou à celui qui a le klaxon le plus menaçant. Ce qui revient à peu près au même.

Sur les routes indiennes, on klaxonne pour tout et n’importe quoi. La plupart du temps pour dire : « Attention j’arrive, dégagez le passage. » Surtout quand il s’agit des bus. En général, ils passent en force, sans se poser de questions. Auraient-ils oublié l’existence de la pédale de frein ? Malheur aux deux-roues qui ne se seront pas rabattus sur le bas-côté : ils iront vérifier d’un peu plus près à quoi ressemble le sol.

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Le tout est de comprendre que la circulation fonctionne par vagues successives. Et ensuite de ne pas les rater. Quand on sent qu’on peut plus ou moins passer, alors il faut y aller, sans hésiter. Une seconde d’hésitation vous vaudra de nombreux coups de klaxons. Ou pire.

Pour résumer, l’usager devra apprendre à jongler entre les voitures qui déboîtent de nulle part, les piétons qui traversent sans regarder, les vaches, chèvres et autres chiens qui font simplement ce qu’ils veulent. Soit autant d’éléments indésirables peu réceptifs au klaxon.

Puis il faudra cohabiter avec des conducteurs qui ont une interprétation assez personnelle du sens interdit. Le scénario habituel : tourner dans une rue à sens unique et se retrouver nez à nez, ou plutôt roue contre roue, avec un rickshaw qui n’a rien à faire là. Au mieux, il s’excusera par un demi-sourire ou un hochement de tête. Au pire, il vous reprochera de ne pas avoir anticipé qu’il allait arriver en sens inverse !

Enfin, pour tourner, ne pas oublier de tendre son bras. Et ce, même si votre véhicule possède un clignotant. Motif : personne ne le regarde. Certaines voitures affichent toutefois « No hand signal » à l’arrière, pour prévenir qu’elles ne feront usage que de leur clignotant. Le monde à l’envers.

Extraits



Quant à ceux qui seront tentés par la conduite de nuit, une autre difficulté s’annonce : les pleins phares. Tout le monde conduit en pleins phares. Tout le monde, sauf vous. Résultat : vous êtes aveuglés. Et comme les Indiens ont une fâcheuse tendance à se balader la nuit sur le bord de la route, vous manquez d’en écraser quelques-uns.

Entre 1978 et 1998, le taux de mortalité sur la route a augmenté de 79 % en Inde. Dans le seul Etat du Tamil Nadu, il y a six accidents par heure, dont un mortel. À bon entendeur…

26/01/2007

Et la République indienne fut créée

Le 26 janvier 1950, l’Inde devient une République. Deux ans et demi après son indépendance. Le père de la Nation, le Mahatma Gandhi, décédé en 1948, n’est pas là pour constater le fruit de ses années de lutte. S’adressant à ses compatriotes, Nehru déclare : «Nous avons de la chance d’assister à la création de la République indienne. Nos successeurs nous envierons cet instant unique.»

medium_ambedkar_small.JPG Ce jour-là, la Constitution est adoptée. L’un de ses principaux rédacteurs est le Dr Ambedkar, figure de la lutte en faveur des intouchables.






Dans le texte, il inscrit la lutte contre toutes formes de discrimination, tant envers les femmes qu’envers les hors-castes. Il élève au rang de principe constitutionnel le principe du respect de la liberté de religion. « Chaque citoyen obtient alors le droit de votre, faisant de notre pays la plus grande démocratie du monde », rappelle le Hindu dans son édition de vendredi.

L’Assemblée constituante adopte également l’hymne national indien, inspiré d’une chanson écrite et composée par le Prix Nobel de littérature, Rabindranath Tagore.

Ici, interprété par les meilleurs musiciens indiens.



medium_embleme_inde_small.jpg La toute nouvelle République indienne se dote d’un emblème : le lion. Il trouve son origine dans le chapiteau aux lions d'Ashoka retrouvé à Sarnath, près de Varanasi, dans l'état du Uttar Pradesh. Ce chapiteau comporte quatre lions symbolisant la puissance, le courage et la confiance.


Là se trouve la devise nationale : Satyamēva Jayatē, « Seule la Vérité triomphe », en sanskrit.

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Depuis, chaque 26 janvier est jour de fête nationale. Toutes les villes et villages indiens se parent aux couleurs de la République : orange, blanc et vert.

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À Dehli, une grande parade militaire est organisée en présence du président de la République indienne, Abdul Kalam.









Voir ce clip gouvernemental, destiné à promouvoir la République indienne.


18/01/2007

Quand le racisme s’invite chez Big Brother

Soupçons de racisme sur le Big Brother anglais. Lors de la quotidienne de mardi, diffusée sur Channel Four, trois candidates du célèbre jeu de télé-réalité ont tenu des propos racistes envers la participante indienne, l’actrice Shilpa Shetty.

Les médias indiens et anglais se sont aussitôt emparés de l’affaire. « Big Brother India soutient Shilpa », titrait jeudi le Deccan Chronicle. « Big Brother est devenu Big Bother (gênant) - hier soir », titrait-t-on côté britannique.

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(Photo AP)

Et le Deccan Chronicle de donner des exemples desdits propos.
Dialogue entre deux candidates :
« Elle me rend malade. »
« Oui, c’est un chien. Elle rêverait d’être blanche. »

Autre exemple, devant un poulet cuisiné par l’actrice de Bollywood :
« Je n’ai pas assez confiance pour manger ce poulet. J’ai peur. »
« Oui, qui sait où elle a mis ses mains. »

Quant aux questions posées à la candidate indienne, elles se passent de commentaire : « Tu habites dans une maison ou dans une cabane ? »



L’Ofcom, l’autorité britannique de surveillance audiovisuelle, a reçu plus de 19.000 plaintes de téléspectateurs choqués. Le CSA anglais a promis que des décisions seraient prises en fonction des lois en vigueur au Royaume-Uni.

La polémique embarrasse les autorités britanniques. Elle a atterri à la Chambre des Communes où un député d’origine indienne, Keith Vaz, a interpellé Tony Blair. Réponse de l’intéressé : «Je n’ai pas vu l’émission, je ne peux donc pas faire de commentaire». Le chef du gouvernement a toutefois rappelé son opposition au « racisme sous toutes ses formes ».

Londres tente désormais de calmer le jeu. Un porte-parole britannique a ainsi rappelé « le rôle important joué par la communauté indienne au Royaume-Uni. »

Côté indien, le gouvernement a demandé aux autorités britanniques de sanctionner ces propos. Et le ministre indien de l’Information de donner un conseil à ses compatriotes : « Avant de participer à ce genre de programmes à l’étranger, veuillez informer le gouvernement. » A bon entendeur…

17/01/2007

Happy Pongal !

L’Inde, pays aux mille jours fériés. La preuve : les Tamouls célèbrent deux jours de l’an à seulement deux semaines d’intervalle. Et comme toute fête indienne, cela commence par des kolams. Ces dessins de bon augure réalisés par les femmes sur le seuil des maisons.

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Autour du 15 janvier, et quatre jours durant, les villages fêtent Pongal - littéralement « ébullition » -, l’arrivée de la nouvelle année de récoltes. Au deuxième jour de la fête, le riz est mélangé avec du lait frais et du sucre. Le mélange est porté à ébullition, d’où le nom de cette fête.

Cette fête est un hymne à la terre qui fait vivre les villages. Mais aussi aux vaches qui la travaillent. Le troisième jour de la fête leur est d’ailleurs consacré. Les villageois peignent leurs cornes et les ornent des plus belles fleurs. Des colliers de bananes sont attachés autour de leur cou. Des bananes qui font ensuite l’objet d’un usage plutôt inhabituel : elles sont lancées en l’air en guise de signal de départ de la course de vaches, la Jallikattu.

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La légende raconte l'origine de ce jour réservé aux vaches. Celles-ci se seraient plaintes à Krishna – divinité connue pour son amour pour les bovins - du mauvais traitement infligé par les hommes. Krishna aurait alors promis de descendre sur terre pour vérifier leurs dires. Mis au courant de cette visite, les villageois auraient aussitôt décidé de décorer les vaches. Et Krishna de dire à ses amis les bêtes : « Vous voyez, vous êtes bien traitées ! »




08/01/2007

Un éléphant qui se balançait...

Lakshmi, dernier éléphant de Pondichéry. Plus déesse qu'homme de fer : dans la religion hindoue, Lakshmi incarne en effet la beauté, la lumière, la santé et la bonne fortune. Pas moins.

Du haut de ses deux tonnes, le pachyderme accompagne les rituels hindous dans les temples de Pondi depuis 1998. Mieux, Lakshmi attire la bienveillance des dieux sur tous les visiteurs qui s’acquittent de la modique somme de deux roupies - 0,03 euros.


Mais pour être sûr de voir exaucer ses voeux, mieux vaut doubler la mise et ajouter quelques offrandes (fleurs, huiles, etc). Seule consigne : éviter les bananes et les noix de coco. L'éléphant suit un régime très strict à base de feuilles de cocotiers et de pongal (riz aux épices).

D’un geste plus ou moins maîtrisé, elle dépose sa trompe sur la tête du croyant. Ou du touriste. Sous le regard attentif de Sendhil, son cornac, qui lui parle en malayam, la langue de son Kérala natal.

Pour Lakshmi, la retraite n'est pas d'actualité : l’éléphante sacrée est sous contrat pour 70 ans !

18/12/2006

Let's dance !

Dans la série "l'Inde et ses contrastes", en voici un nouveau : les clips de musique tamoule. Ici, un clip tourné dans les rues de Pondi.
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Dans les rues du Tamil Nadu, les femmes sont, pour la plupart, parées des plus belles couleurs de leurs saris. Seuls leurs avant-bras et une partie de leurs hanches sont découverts. Les couples ne se tiennent pas la main. Et ne s'embrassent jamais.
Dans les clips télé diffusés en boucle sur les chaînes tamoules, on croit halluciner tellement le contraste est...saisissant. Les saris se sont transformés en mini-top et jupe sexy. Et avec les chorégraphies souvent pensées pour être réalisées dans l'eau, l'effet t-shirt mouillé est garanti. Acteurs et actrices ne semblent avoir qu'un seul mot d'ordre : séduction. Et pour ce faire, tout y passe : clins d'oeil osés, gros plans sexy, collé-serré. Le zouk love n'a rien a envié à certaines chorégraphies tamoules.
Le clip devient le lieu du "tout est permis". Un peu comme si toute la frustration - sexuelle ? - des Indiens se trouvait subitement libérée. Récemment, un avocat de Dehli a porté plainte pour diffusion d'images à caractère pornographique. L'Inde dans tous ses contrastes.
Pour les curieux, le clip du film Saamy, avec Trisha, l'actrice fétiche de Mister D.

 
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