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16/05/2007

Le macho de Bollywood, bientôt libre ?

medium_macho_man_small.jpgBollywood devrait bientôt retrouver son macho préféré. La justice pourrait en effet autoriser la libération de l’acteur Sanju Dutt, longtemps accusé de terrorisme.

 

 

 

 

Tout commence en décembre 1992. Des activistes hindous détruisent la mosquée Babri. Motif ? Elle aurait été construite sur un lieu saint de l’hindouisme. Des émeutes d’une ampleur considérable frappent Mumbai, faisant au moins 1.788 morts, hindous et musulmans.

La tension culmine le 12 mars 1993 : treize attaques terroristes sont perpétrées dans la capitale économique indienne. Bilan : 250 morts et 700 blessés. L’Inde connaît ses jours les plus noirs. Le parrain de la mafia indienne, Dawood Ibrahim, joue les apprentis terroristes et revendique les attentats : i l a voulu « venger la destruction de la mosquée ».

 

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À cette époque, Sanju Dutt fréquente assidûment le milieu de la mafia. Une habitude, du côté de Bollywood. Peu avant les attentats, le mafieux Abu Salem se rend chez Sanju Dutt afin de lui remettre un cadeau un peu surprenant : trois AK-56 rifles, 25 grenades, un 9 mm ainsi que de nombreuses cartouches. « Des armes de destruction massive », selon la justice indienne.

Les policiers chargés de l’enquête sur les attentats mettent la main sur ce trafic illégal. L’acteur est aussitôt arrêté et placé en détention provisoire. Aux juges qui l'accusent de terrorisme, il explique avoir simplement voulu se protéger. Le 28 novembre 2006, lors du verdict des attentats du 12 mars 1993, la justice indienne le reconnaît coupable de « possession illégale d’armes ». Mais Sanju Dutt est blanchi des accusations de terrorisme et de conspiration contre l’Etat indien. Il attend depuis sa remise en liberté sous caution. Une attente qui pourrait prendre fin dans les jours qui viennent.

15/05/2007

Le raz de «Maya»

medium_carte_up_small.jpgEn remportant seule les élections en Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé - 180 millions d’habitants - et le plus pauvre de l’Union indienne, Mayawati, a fait mentir tous les sondages.

 

 

 

Et a réussi un exploit : c’est la première fois depuis seize ans qu'un parti (Bahujan Samaj Party, BSP) dirigera seul et sans coalition cet Etat du nord indien.

 

medium_couverture_india_today_small.2.jpgTous les journaux lui rendent hommage. À l’image de l’hebdomadaire India Today, qui titre « Mighty Maya », i.e « Maya la puissante ». Le sous-titre est explicite : « Comment elle a démoli ses rivaux ».

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs semaines, les instituts de sondage prévoyaient une vague safran, la couleur du BJP. Mais les nationalistes hindous subissent un lourd revers : l’ex-institutrice remporte 206 sièges sur les 403 que compte l’assemblée de l’Etat. Un véritable raz-de-marée.

 

Mayawati est assurée de devenir le nouveau premier ministre du Uttar Pradesh (Chief minister). Et ce, pour la quatrième fois : en 1995, elle avait été la première femme dalit à devenir chief minister, tous Etats confondus.

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« Sur la base de ce fantastique succès, je dis avec fierté que c'est la victoire de l'espoir des classes opprimées », a déclaré Mayawati devant ses partisans enthousiastes, avant d’ajouter : « Le peuple de l'Etat a également montré qu'il croyait en la démocratie et je promets que nous allons libérer des millions de gens du régime de la peur et de l'injustice et leur offrir tous leurs droits démocratiques. »
 

Fondé en 1984, le BSP est le parti des hors-castes : les Dalits (autrefois appelés intouchables). Il s’inscrit dans la droite ligne des idées du Dr Ambedkar, défenseur de la cause dalit et père de la constitution indienne.

L'audience du parti est essentiellement cantonnée dans le nord du pays, où les clivages entre castes sont les plus marqués. Mais Mayawati a réussi un tour de maître : convaincre les brahmanes du Uttar Pradesh, les plus hautes castes du système hindou, de voter pour elle (Lire l’analyse du New York Times).

medium_caricature_small.jpgSeule ombre au tableau : Mayawati est impliquée dans une histoire de corruption. L’affaire est sérieuse : le dossier est actuellement entre les mains du Central Bureau of Investigation. Autre bémol : plusieurs députés du BSP ont un casier judiciaire. Serait-il difficile de réussir sans "coup de pouce" ?

14/05/2007

Incertitudes au sommet de l'Etat

medium_abdul_kalam_small.jpgLe Parti du Congrès n’a pas franchement envie de le voir réoccuper pour cinq ans les prestigieux locaux du Rashtrapati Bhavan, le palais présidentiel indien. Le BJP, parti nationaliste hindou, y est clairement opposé.

 

 

 

 

Pourtant, à deux mois de la désignation du prochain chef de l’Etat, l’actuel président, Abdul Kalam, reste le favori des Indiens.

Du moins, les Indiens des villes. Selon un sondage Times of India-TNS, réalisé dans huit grandes villes du pays, le « président chercheur », comme le surnomme le quotidien en raison de ses nombreux diplômes scientifiques, a la préférence de 72 % des personnes interrogées. Autre enseignement du sondage : 74 % des sondés préfèrent une personnalité issue de la société civile plutôt qu’un homme politique pour incarner la République indienne.

Rappelons qu’en Inde, héritage britannique oblige, le président a essentiellement des fonctions symboliques. Il est élu tous les cinq ans par un collège spécial composé de 5.750 élus.

Mais selon le Times of India, un second mandat pour Abdul Kalam est difficilement envisageable : « Entre les deux principaux partis qui ne s’intéressent pas à lui (Parti du Congrès et le BJP), et la gauche, qui a clairement expliqué qu’elle ne voulait d’un chef de l’Etat issu de la société civile, ses chances d’être réélu sont compromises. »

 

medium_sen_small.jpg (Le prix Nobel de l'Economie, Amartya Sen)

 

Parmi les autres personnalités susceptibles d’accéder à la magistrature suprême, figurent N. R Narayana Murthy, le fondateur de la boîte de software Infosys, l’actuel vice-président Bhairon Singh Shekhawat, le prix Nobel de l’Économie, Amartya Sen, le communiste Jyoti Basu ou encore le président de l’Assemblée nationale, Somnath Chatterjee. La piste, un temps évoquée, d’un Dalit ou d’une star de Bollywood semble avoir été écartée. Réponse le 17 juillet.

10/05/2007

La tentation dynastique

Violence et politique sont deux mots qui vont très bien ensemble dans le sous-continent. Pas plus tard qu’hier, trois personnes ont été tuées dans l’incendie criminel des locaux du journal tamoul Dinakaran et de la télévision Sun TV Network.

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Les incendiaires entendaient ainsi protester contre un sondage publié par ces médias dont les résultats sont défavorables à leur favori, M.K. Azhagiri, membre du DMK, un parti pro-tamoul.

medium_chief_minister_tamil_nadu_small.jpgL’enquête, effectuée dans tout le Tamil Nadu, portait sur l’identité de l’héritier politique de M. Karunanidhi, l'ancien scénariste nommé cinq fois chief minister de l’Etat (1969-71, 1971-74, 1989-91, 1996-2001 and 2006- ?) et fondateur du DMK en 1969 (photo à gauche).

 

 

Trois figures politiques du Tamil Nadu étaient testées, tous enfants de M. Karunanidhi !

 

medium_mk_stalin_small.jpg Le secrétaire général du DMK, M.K. Stalin (photo à gauche) arrive largement en tête, avec 70% des suffrages, contre seulement 2% pour M. K. Azhagiri.

 

 

 

Même score pour la fille du chief minister, la poétesse Ms. Kanimozhi.

Les partisans de M. K. Azhagiri, basés à Madurai, n’ont pas accepté de tels résultats. Des figures locales du DMK sont descendues dans les rues pour brûler des exemplaires du journal et crier des slogans hostiles. Arrivée très vite sur place, la police n’a pu empêcher les incendiaires d’agir. Les trois victimes sont deux informaticiens et un garde de sécurité.

Quelques instants à peine après l’incendie, les employés de Dinakaran et de Sun TV ont bloqué la circulation sur la route nationale pendant plusieurs heures. Leurs dirigeants réclament l’arrestation de M.K Azhagiri, considéré comme responsable de l’agissement de ses militants.


Réagissant
à ces événements dramatiques, le chief minister M. Karunanidhi a condamné des attaques perpétrées contre « la démocratie et la liberté de la presse ». Dans la bataille féroce qui oppose ses trois enfants, l’homme n’a pas pris parti. L’ancien scénariste a toutefois précisé qu’il n’y aurait pas de « succession dynastique au sein du DMK. » Dommage, ça aurait fait un bon Bollywood !

21/02/2007

Pondichéry fête la « Mère »

21 février 1878 – 21 février 2007. Aujourd’hui, le tout Pondi fête l’anniversaire de la « Mère », compagne du philosophe bengali Sri Aurobindo et fondatrice d’Auroville, cité universelle.

 

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Concrètement, cela donne beaucoup de monde dans l’ancien quartier colonial de la ville, où l’Ashram a ses bureaux. Ils sont faciles à reconnaître : tous les bâtiments appartenant à cette communauté spirituelle sont gris.  

 

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Sous un soleil de plomb, des centaines de visiteurs, venus parfois de très loin, attendent pour voir la maison où ont vécu Sri Aurobindo et la Mère, rue de la Marine. Les disciples ont notamment rendez-vous pour le Darshan, c’est-à-dire le moment où ils seront en contact visuel avec la représentation de leur maître spirituel disparu. (Voir ce film)

 

medium_mère_small.jpgPour mieux comprendre cette ferveur, revenons un peu en arrière. Derrière le personnage mystique de la Mère, se cache Mirra Alfassa. Fille d’une Egyptienne et d’un Turc, elle est née à Paris en 1878. Très jeune, elle vit de nombreuses expériences mystiques.

 

 

 

Devenue peintre, elle se marie avec l’impressionniste Henri Morisset et passe ses soirées en compagnie de Rodin et de Gustave Moreau. En 1910, elle divorce et épouse le philosophe Paul Richard. Le jeune couple part à la découverte de l’Inde en 1914. Arrivée à Pondichéry, Mirra Alfassa tombe sous le charme de Sri Aurobindo, révolutionnaire devenu philosophe. En 1920, elle quitte tout pour le rejoindre.



medium_sri_aurobindo_small.jpgSri Aurobindo est l’un des fondateurs du mouvement militant indépendantiste indien. Son combat lui vaut une année de prison. De nouveau inquiété par les autorités britanniques, il se réfugie à Pondichéry en 1910, alors comptoir français.

 

 

 

II se consacre alors exclusivement à la méditation et à l'élaboration de sa philosophie du yoga intégral. Autour de lui s'organise un ashram, dont Mirra Alfassa, devenue entre temps la « Mère », la direction en 1926. Son but ? «Etablir une conscience de Vérité qui créera un nouvel être, l'être supramental».

 

Le 28 février 1968, la Mère fonde la communauté d'Auroville, à quelques kilomètres de Pondichéry. Elle réalise ainsi son rêve de voir un endroit dans le monde où « tous les êtres de bonne volonté, sincères dans leurs aspirations pourraient vivre librement en citoyens du monde, obéissant à une seule autorité, celle de la vérité Suprême, un lieu de paix, de concorde et d'harmonie ». (Lire mes notes précédentes sur Auroville).

Elle meurt le 17 novembre 1973, assassinée, dit-on, par ses disciples, qui voulaient la « déifier » de son vivant…

 

Pour en savoir plus, lire cet article de The Hindu, écrit en 2003 à l'occasion du 125ème anniversaire de la Mère. 

13/02/2007

Dilemme cornélien

medium_palais_présidentie.jpgÀ cinq mois de la fin du mandat d’Abdul Kalam à la tête de la République indienne, la course au Rashtrapati Bhavan - le palais présidentiel – est lancée. Le futur premier citoyen du pays sera choisi en juillet par un collège spécial.

 

 

 

En attendant, les rumeurs vont bon train. L’Inde semble entre autres hésiter entre un Dalit - littéralement « opprimé », anciennement appelé « intouchable » - et une star de Bollywood ! Le journaliste Amit Varma s’en fait l’écho sur son blog Indian Uncut.

  

medium_sushil-kumar-shinde_small.jpgLe Dalit est Sushil Kumar Shinde, actuel ministre de l’Energie. En 2003, il fut le premier Dalit nommé au poste de chief minister du Maharastra. En cas de désignation, ce ne serait pas une première.

 

 

Le Dalit Kocheril Raman Narayanan avait en effet été nommé à la magistrature suprême en 1997.

Seul problème pour Sushil Kumar Shinde, la désignation mi-janvier de K.G Balakrishnan, également Dalit, au poste de président de la Cour suprême indienne. Selon certains observateurs, cette nomination pourrait réduire ses chances d’accéder à la présidence. « Comme si cela faisait un Dalit de trop », regrette Amit Varma, avant d’ajouter : « Idéalement, la caste de Shinde ne devrait pas compter. Seules ses compétences devraient être prises en compte. » Un vain espoir dans un pays où le système des castes est encore très fortement ancré dans les mentalités.

medium_acteur_small.jpg Quant à la star de Bollywood, il s’agit d’Amitabh Bachchan. Avec plus de 150 films à son actif, il est la légende vivante du cinéma indien.

 

 

 

 

 

 

Mi-janvier, il a même reçu la légion d’honneur des mains de l’ambassadeur de France à New Dehli.

 

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Ses amis du Samajwadi Party, le parti socialiste indien, parcourent les cercles politiques pour convaincre les petits partis. Ils se seraient d'ores et déjà ralliés une plateforme opposée aux deux ténors de la politique indienne, que sont le BJP (droite nationaliste) et le Parti du Congrès (centre-gauche). Mais on pourrait bien en rester là : « Big B » a d’ores et déjà déclaré que la politique ne l’intéressait pas.

09/02/2007

L'homme aux 30 millions d'adeptes

Toute discussion « spirituelle » en Inde finira par cette question : « As-tu déjà entendu parler de Sai Baba ? » Une réponse négative vous vaudra un regard étonné de votre interlocuteur. Avec 30 millions de fidèles dans le monde, Sathya Sai Baba est le leader spirituel indien.


medium_sai_baba_en_orange_small.jpg L’homme, qui se distingue par sa coupe afro et ses tenues orange, est né le 23 novembre 1926 à Puttaparthi, en Inde du Sud. À 13 ans, il déclare être la réincarnation de Sai Baba de Shirdi, un saint indien décédé en 1917. Il se présente alors comme le nouvel avatar divin, à l’instar de Rama ou Krishna.

 

 

Dans l’hindouisme, un avatar est l'incarnation d'un dieu sur Terre. Sai Baba possèderait tous les attributs afférents : omniprésence, omniscience et omnipotence. Swami, tel que surnommé par ses fidèles, aurait également à son actif quelques miracles.

 

Sa philosophie tient en une phrase : « Il n'y a qu'une religion, celle de l'amour ; une seule caste, celle de l'humanité ; un seul langage, celui du coeur ; un seul Dieu, omniprésent. »

 

Son credo : « Aider l'individu à prendre conscience de sa propre divinité, à pratiquer l'amour désintéressé, et à rendre les fidèles de toutes les religions plus sincères et dévoués dans la pratique de leur culte d'origine. » Le gourou tient régulièrement des séances spirituelles dans son ashram de Puttaparthi, où de nombreux occidentaux vivent à l’année.

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L’homme s’est également fait connaître pour ses actions caritatives. Là, il fait construire un hôpital. Ici, une école. Il était récemment à Chennai, où il a été reçu en grande pompe par le chief minister M. Karunanidhi, pour l'inauguration d'un nouveau système d’irrigation.

 

Des actions financées essentiellement par les dons des fidèles : l’organisation de Sai Baba est à la tête d’une fortune de 170 millions de dollars. Ses adeptes sont en général avocats, psychiatres, écrivains, journalistes, enseignants, physiciens ou businessmen. L’homme peut également se targuer d’avoir séduit certaines des plus influentes personnalités politiques indiennes.

 

Mais dans le reste du monde, son mouvement fait l’objet de nombreuses critiques pour ses dérives sectaires. Dès 1996, l’Assemblée nationale le classait sur la liste des sectes dangereuses. En 2000, c’est l’Unesco qui lui retirait son soutien, notamment en raison des soupçons d’abus sexuels qui planaient au-dessus de l’organisation.

 

En 2004, un documentaire de la BBC, intitulé « Secret Swami », se faisait l’écho de telles accusations. Alaya, un ancien fidèle, y racontait les abus : « Sai Baba me disait, 'si tu ne fais pas ce que je dis, ta vie ne sera que douleur et souffrance'. » Depuis des centaines de témoignages d’anciens adeptes ont circulé sur le web. De nombreuses vidéos destinées à montrer que les miracles de Sai Baba ne sont que truquage sont régulièrement mises en ligne. Seule la classe politique indienne semble ignorer ces questions. Préférerait-elle fermer les yeux sur les pratiques obscures de ce généreux donateur ?

07/02/2007

Le bad boy de Bollywood

Salman Khan, Sallu pour les fans, est le bad boy de Bollywood. À 40 ans passés, ses frasques font régulièrement la une des journaux. Mercredi, le très sérieux Times of India raconte comment l’acteur a offert une rolex à plusieurs membres de l’équipe sri-lankaise de cricket venus dîner chez lui. Motif : Monsieur adore le cricket ! « Les joueurs ont eu un aperçu de la fameuse 'générosité façon Khan' », note le journal.


Et de préciser que ce genre de cadeaux est une tradition dans la famille des Khan, l’une des plus influentes de Bollywood. Salman est le fils du célèbre scénariste Salim Khan. Ses deux frères, Arbaaz Khan et Sohail Khan, sont également acteurs.


medium_salman_muscles_small.jpg La carrure musculaire de Salman Khan n’est pas sans rapport avec son succès : rares sont les films où il n’apparaît pas torse nu ! En bon bad boy, l’acteur a été arrêté et emprisonné à plusieurs reprises.

 

 

D’abord en 1998 pour avoir chassé une antilope noire, une espèce protégée. Il le paiera d’un an de prison. Il est de nouveau arrêté en 2002 pour avoir provoqué un accident mortel : sous l’effet de l’alcool et muni d’un permis périmé, il encastre sa voiture dans une boulangerie de Bombay : un mort et quatre blessés. D’abord poursuivi pour homicide, les charges sont ensuite étrangement abandonnées.

medium_affiche_small.jpg Célibataire, Salman Khan a fréquenté pendant deux ans Aishwarya Rai, actrice de Bollywood et Miss Monde 1994. L’affaire a tourné au vinaigre : la belle a porté plainte pour mauvais traitements et refuse depuis de tourner un film avec lui.

 

 

 

En juillet 2005, une chaîne de télévision indienne avait diffusé l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre les deux ex-amants. Sur la bande, la voix d’un homme menaçait :« Méfies-toi de moi. Je fais partie du milieu du crime organisé et je n’aurai aucun mal à t’éliminer. » Des millions de personnes avaient alors entendu cet enregistrement diffusé en prime time, la chaîne de télé prétendant qu’il s’agissait bien de la voix de Salman Khan. Beaucoup de stars de Bollywood sont en effet connues pour leurs liens avec la mafia. «Nous connaissons tous les pratiques malhonnêtes de Salman Khan. Il a soudoyé des personnalités importantes du cinéma pour qu’elles assistent au mariage de la fille d’un gangster, Dawood Ibrahim », avait à l’époque commenté le juriste Pramod Navalkar. 



Finalement, la police l’avait innocenté. Cette succession de fausses-vraies rumeurs n’entachent en rien la carrière du bellâtre. Bien au contraire. Salman Khan sera au générique de huit films en 2007 !

Extraits
 

26/01/2007

Et la République indienne fut créée

Le 26 janvier 1950, l’Inde devient une République. Deux ans et demi après son indépendance. Le père de la Nation, le Mahatma Gandhi, décédé en 1948, n’est pas là pour constater le fruit de ses années de lutte. S’adressant à ses compatriotes, Nehru déclare : «Nous avons de la chance d’assister à la création de la République indienne. Nos successeurs nous envierons cet instant unique.»

medium_ambedkar_small.JPG Ce jour-là, la Constitution est adoptée. L’un de ses principaux rédacteurs est le Dr Ambedkar, figure de la lutte en faveur des intouchables.






Dans le texte, il inscrit la lutte contre toutes formes de discrimination, tant envers les femmes qu’envers les hors-castes. Il élève au rang de principe constitutionnel le principe du respect de la liberté de religion. « Chaque citoyen obtient alors le droit de votre, faisant de notre pays la plus grande démocratie du monde », rappelle le Hindu dans son édition de vendredi.

L’Assemblée constituante adopte également l’hymne national indien, inspiré d’une chanson écrite et composée par le Prix Nobel de littérature, Rabindranath Tagore.

Ici, interprété par les meilleurs musiciens indiens.



medium_embleme_inde_small.jpg La toute nouvelle République indienne se dote d’un emblème : le lion. Il trouve son origine dans le chapiteau aux lions d'Ashoka retrouvé à Sarnath, près de Varanasi, dans l'état du Uttar Pradesh. Ce chapiteau comporte quatre lions symbolisant la puissance, le courage et la confiance.


Là se trouve la devise nationale : Satyamēva Jayatē, « Seule la Vérité triomphe », en sanskrit.

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Depuis, chaque 26 janvier est jour de fête nationale. Toutes les villes et villages indiens se parent aux couleurs de la République : orange, blanc et vert.

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À Dehli, une grande parade militaire est organisée en présence du président de la République indienne, Abdul Kalam.









Voir ce clip gouvernemental, destiné à promouvoir la République indienne.


25/01/2007

Amour, gloire et politique

Dans l’Etat du Tamil Nadu, les politiques sont en général de bons acteurs. La raison est simple : ce sont de vrais acteurs ! Sortis tout droit de Tamilwood, le Bollywood tamoul.

medium_MGR_SMALL.jpg Il y eut d’abord M.G. Ramachandran. M.G.R pour les intimes. L’homme se présente aux élections régionales en 1977. Sur grand écran, la superstar incarne les héros épiques. Sur le terrain, le public-électeur ne fait pas la différence : M.G.R récite devant la foule en liesse les dialogues qui ont fait son succès.


Le discours est creux mais peu importe, l’électeur retrouve le plaisir déjà éprouvé dans les salles obscures. Adoré, adulé, l’homme va régner pendant dix ans sur l’Etat du Tamil Nadu.

À sa mort, les tamouls assistent à un étrange duel. La femme de M.G.R et sa maîtresse s’affrontent dans un combat sans merci pour capter son héritage politique. Un scénario digne des meilleurs films tamouls. Et ce d’autant plus que la maîtresse n’est autre que la jeune première du cinéma indien, Jayalalitha. Habile, cette dernière remporte les élections régionales en 1991. Elle devient la première femme élue au poste de « chief minister » d’un Etat.

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Jayalalitha s’est fait connaître pour son populisme teinté d’autoritarisme. Les journalistes sont les premiers à en faire les frais. Elle est aussi connue pour son culot : impliquée dans six affaires de corruption, elle retourne l’accusation contre le premier ministre de l’époque, Atal Behari Vajpayee , et est réélue en 2001. Elle est alors au top de sa popularité : des temples lui sont entièrement consacrés ! La « femme de fer » est même entrée au Guiness des Records pour avoir organisé le plus grand banquet de mariage : son fils était entouré de 150.000 convives.

medium_nouveau_small.jpg Un record vraisemblablement insuffisant pour être réélue en mai 2006. C’est désormais le docteur Kalaignar M. Karunanidhi qui est à la tête du Tamil Nadu. Et ce pour la cinquième fois.


Lui n’a pas été acteur mais scénariste, avec plus de 70 films à son compteur. Un peu comme si Jean-Marie Poiré prenait la tête de la région Ile-de-France !

 
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