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10/04/2007

Une fatwa pour une accolade

medium_Nilofar_small.JPGAu Pakistan, on ne rigole pas avec les démonstrations affectives en public. Surtout quand on est ministre. Le tribunal islamique de Lal Masjid (La Mosquée Rouge) vient de lancer une fatwa contre la ministre du Tourisme, Nilofar Bakthiar.

 

 

Motif ? Elle aurait posé de « manière obscène » sur des photos avec des parachutistes français.

En fait, la ministre a simplement donné l’accolade au parachutiste normand avec qui elle venait d’effectuer son baptême de l’air. Mais pour les islamistes radicaux de Lal Masjid, c’est l’accolade de trop. « L’attitude de la ministre a jeté l’opprobre sur la nation pakistanaise et sur toute la communauté musulmane », peut-on lire dans le texte de la fatwa, que se sont procurés les journaux indiens

 

« Les muftis de Lal Masjid appellent le gouvernement à la punir et à la renvoyer du cabinet », explique le frère de l’imam de la mosquée, le mollah Abdul-Rashid Ghazi, avant de rappeler que le Coran ne tolère pas ce genre de démonstration entre une femme musulmane et un non-musulman.

Certains partis politiques ont également crié au scandale. La plateforme Muttahida Majlis-e-Amal, une alliance de partis de droite d’opposition, a déposé une motion de censure à l’Assemblée nationale, estimant qu’il s’agissait d’un acte « allant à l’encontre de l’Islam ».

Réagissant à la polémique, Nilofar Bakhtiar a jugé cette affaire « regrettable » et expliqué qu’elle avait participé à cet exercice pour trouver des fonds en faveur des enfants victimes du séisme d’octobre 2005, qui avait fait plus de 73.000 morts dans le nord du Pakistan. « Je n’ai absolument pas honte de ce que j’ai fait et je n’ai peur de personne sauf de Dieu », a-t-elle déclaré à la presse.

Le tribunal islamique de Lal Masjid a été créé illégalement vendredi dernier. L’imam de la mosquée avait alors menacé les autorités d’attentats-suicide si elles s'opposaient à cette création. Depuis quelques semaines, les islamistes de la Mosquée Rouge ont entrepris une campagne de « moralisation » de leur quartier.

 

Le président pakistanais, Pervez Musharraf, a d'ores et déjà affirmé qu’il ne laisserait pas les islamistes prendre la justice en main. La presse pakistanaise et les associations de défense des droits de la femme dénoncent pourtant l’inaction des autorités face à la « talibanisation » de la société.

09/04/2007

Les gourous indiens s'exportent bien

medium_Sri_Sri_Ravi_Shankar_small.jpgLes gourous indiens sont à la mode. Pour preuve, le 3 avril dernier, le maire de la Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, a proclamé l’instauration d’une journée dédiée à Sri Sri Ravi Shankar. Motif invoqué ? «Services rendus à l’humanité». Ce jour-là, plus de 1.500 habitants de la Nouvelle-Orléans assistaient à une séance de méditation à ciel ouvert.

 

Depuis 1982, Sri Sri Ravi Shankar dirige le mouvement hindouiste L’Art de vivre. Il compte près de 2 millions d’adeptes dans plus de 130 pays. Pas grand chose au regard des 30 millions de fidèles de Sai Baba. Mais la différence (essentielle) est qu’aucune dérive sectaire n’a semble-t-il été constatée jusqu’à présent. Le mouvement, qui mène des projets humanitaires à travers la planète, a même été reconnu par les Nations unies

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Il faut dire que l’homme, au contraire de son acolyte, ne prétend pas réaliser des miracles. Il propose des outils pratiques pour « gérer le stress, améliorer la santé et mener une vie quotidienne plus accomplie ». Le mouvement est basé sur la connaissance ancestrale du pranayama, la science de la respiration. "C'est le droit inné de tout être humain de vivre
dans un corps libre de toute maladie
et un esprit libre de stress.
Cependant nulle part, ni à l'école, ni à la maison, 
on ne nous a appris à gérer nos émotions négatives », explique ainsi le gourou.

06/04/2007

La Cour suprême marche sur des oeufs

Les tribunaux islamiques vont-ils disparaître en Inde ? Possible. Jeudi, la Cour suprême a remis en question l’existence de ce système judiciaire parallèle, en acceptant une plainte déposée par un collectif d’avocats.

Vishwa Lochan Madan, à la tête de ce collectif, estime que l’existence des tribunaux islamiques représente une menace pour l’unité du système judiciaire indien. Il dénonce notamment l’existence de fatwas. Ces dernières années, le sujet est souvent revenu devant la Cour suprême. Mais c’est la première fois que les sages décident d’examiner plus en détail la plainte.

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La décision de la Cour suprême a provoqué la colère du All-India Muslim Personal Law Board, une organisation musulmane dont le but est de protéger l’application du droit musulman. De nombreux tribunaux islamiques sont présents dans différentes Etats, a rappelé l’organisation, insistant sur le fait que chacun avait droit à l’application de son statut personnel.

Si la Constitution prévoit l’unité du système judiciaire, dans les faits, chaque religion est régie selon ses propres règles. Ainsi, le droit civil est différent selon qu’on soit chrétien, hindou, musulman, sikh ou bouddhiste.

Les musulmans indiens sont ainsi régis par la loi islamique (charia) depuis 1937 et l’entrée en vigueur du Muslim Personal Law Application Act. La charia (« le chemin pour respecter la Loi de dieu » en arabe), est un ensemble de règles de conduite applicables aux musulmans.

La loi islamique prévoit ainsi le fouet pour les rapports sexuels hors mariage et la consommation d'alcool. Le banditisme et le vol à main armée sont punis par l'amputation simultanée de la main droite et du pied gauche. Si le vol est accompagné de meurtre, il est sanctionné par la décapitation. La peine de mort est prévue en cas d'abandon de la religion musulmane par un musulman. Elle est aussi prévue en cas de rébellion ou d'insurrection.

 

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Le sujet est très sensible : l'Islam, avec environ 150 millions de fidèles (13,7% de la population Indienne), fait de l'Inde, le troisième pays musulman au monde après l'Indonésie et le Pakistan.

28/03/2007

L’interdiction du turban ? Les Sikhs en sont malades

Trois ans après son entrée en vigueur, la loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques fait de nouveau parler d’elle à l’étranger. En cause : la récente confirmation par la justice française de l’interdiction du port du turban sikh dans les établissements scolaires.

Ranjeet Singh, résident en France depuis quinze ans et représentant de la Sikh Coalition, a indiqué au Times of India que le dossier irait devant la Cour européenne de Justice au Luxembourg. La Commission européenne des droits de l’homme, à Strasbourg, a également été saisie de l’affaire.



medium_sikh_manif.jpgLors du vote de la loi sur les signes religieux, les Sikhs de France avaient reproché aux membres de la Commission Stasi de n’avoir auditionné que des représentants des religions catholique, juive et musulmane.

 

Oubliant ceux de la communauté sikh. Lors de la rentrée suivante, de nombreux élèves Sikhs s’étaient retrouvés exclus de leurs classes.

Aujourd’hui, le Shiromani Gurdwara Parbandhak Committee, une organisation politique sikh, dénonce le silence relatif des autorités indiennes sur le sujet et les presse d’intervenir.« Porter un turban est une part de notre religion. Quelqu’un devrait apprendre aux Français qu’être sikh et porter un turban, ce n’est pas être un terroriste », explique l’un de ses représentants.


medium_sikh_poignard.jpg Pour appuyer leur combat, les Sikhs n’ont de cesse de brandir l’exemple canadien. Le 2 mars 2006, un jugement de la Cour suprême a légalisé le port du Kirpan (le poignard sikh) dans les écoles publiques en se fondant sur la liberté religieuse garantie par la Constitution.

 

 

 

Dans le sikhisme, religion monothéiste, les fidèles doivent porter les cinq K :


-    le Kesh, cheveux et barbe non coupés en signe de sainteté
-    le Kangh, un peine utilisé pour garder les cheveux bien coiffés
-    le Kach, un pantalon ample qui permettait autrefois de ne pas être gêné pendant les combats
-    le Kara, un bracelet d’acier symbolisant l’austérité et la sobriété
-    le Kirpan, autrefois une épée, désormais un poignard.

En portant une arme, les Sikhs rappellent les nombreuses persécutions qu’ils ont subi et la nécessité de défendre la liberté religieuse contre l'obscurantisme.

 

Dans la communauté sikh, l’interdiction de porter un turban est aujourd’hui vécue comme une nouvelle persécution. Un débat intéressant au moment où nos candidats se drapent dans l'identité française. Mais quid de sa diversité ?

06/03/2007

Le festival de la bonne humeur

Pendant qu’au Tamil Nadu les Hindous célébraient Masi Magam, dans le nord du pays, les couleurs étaient à l’honneur. Chaque année, après la pleine lune, les Indiens fêtent Holi, un festival qui marque la fin de l’hiver et le début du printemps. Il symbolise donc la vie et l’exubérance, associées à cette saison.

 

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Et quand il s’agit d’exubérance, les Hindous ne font pas les choses à moitié. La tradition est d’allumer de grands feux de joie et de s’enduire de couleurs

 

medium_filles_holi_small.jpgLes jeunes vont de villages en villages, aspergeant tout le monde sur leur passage et criant « Bura Na Mano, Holi Hai ». En hindi : « Ne soyez pas fâchés, c’est holi ! » La fête contamine jusqu’aux hommes politiques.

 

 

Pendant trois jours, les croyants chantent et dansent au rythme des tambours. Ils participent aussi à de vastes processions. Poèmes humoristiques et autres blagues sont également au programme. En un mot, le festival de la bonne humeur.


Ce festival est en général associé à la figure de Krishna, incarnation de l'amour du bonheur divin. Krishna, jaloux de la belle couleur de peau de Râdhâ, la charmante fille de son père adoptif, demanda à la mère Yashoda la raison de cette différence. Elle lui répondit en rigolant : « Si tu es jaloux, tu n’as qu’à changer son teint en l’enduisant de couleur ». Ce qu’il fit.

 

Quant aux grands feux qui sont organisés pendant holi, ils ont aussi leur origine sacrée. Le jeune Prahlada, un fervent croyant, était détesté par son père, le roi Hirnakashyipu. Celui-ci passait son temps à inventer des stratagèmes pour éliminer son fils. La sœur du roi, Holika, prit alors la défense du jeune Prahlada. Ne craignant pas le feu, elle prit le jeune homme par le bras et entra dans les flammes. Prahlada sorti du feu sans aucune brûlure mais Holika y resta. Dès lors, le père de Prahlada le laissa tranquille. Ce feu, allumé chaque année lors de Holi, symbolise la victoire du bien sur le mal.


Mais depuis quelques années, les associations de défense de l’environnement dénoncent un festival qui, faute de célébrer la nature, la détruit. Entre autres reproches, l’utilisation excessive de couleurs à base de produits chimiques, de bois pour faire les feux et d’eau, pour nettoyer les dégâts. L’exubérance a ses limites.

05/03/2007

Les idoles en fête

Masi Magam ou la fête des idoles. Samedi, des milliers de personnes ont célébré cette fête hindoue du Tamil Nadu. « Masi » signifie les mois de février-mars en tamoul. « Magam » est l’une des 27 étoiles de l’astrologie indienne. La fête de Masi Magam est célébrée chaque année, le jour de la pleine lune.

 

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À Pondichéry, des milliers de fidèles viennent se purifier de leurs péchés sur la plage nord, bientôt suivis par les idoles de 80 temples de la région. Un spectacle hors du commun.

À l’aube, a lieu la cérémonie Theerthavari : les idoles sont alors aspergées d’eau de mer. Un rituel synonyme de chance pour les temples et leurs fidèles. Cette année, le chief minister de Pondichéry, N. Rangaswamy, était de la partie.

 

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Toute la journée, des milliers de fidèles affrontent le soleil brûlant pour se recueillir devant les différents temples, et participer aux puja, les cérémonies religieuses hindoues.

 

 

 

 

 

Ici, une femme dessine les bindis - ces points rouges - sur les fronts des croyants. Là, une autre vend des plateaux de noix de coco et de bananes à offrir aux divinités.


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Mais l’ambiance est loin d’être pieuse. Masi Magam est avant un jour de fête pour les hindous du sud de l’Inde. La journée est rythmée au son des tambours. Dans les ruelles étroites de Kurusukkupam et Vaithikuppam - les quartiers des pêcheurs - s’est installé un véritable marché. 

 

Colliers, bracelets, tirelires et autres babioles en plastique : on trouve tout et n'importe quoi. Dans Pondichéry, des stands de boissons et riz en tout en genre ont été installés à la hâte. De grandes distributions de nourriture s’organisent.

 

Masi Magam ne serait pas une vraie fête hindoue s’il n’existait pas une légende à son origine. Celle-ci veut qu’il y a bien longtemps, Shiva, Dieu de la vie et Dieu de la mort, soit apparu sous les traits d’un enfant devant le roi Vallala de Tiruvannamalai, une ville sainte du nord du Tamil Nadu. Mourant, le roi s’inquiétait de disparaître sans descendance, c’est-à-dire sans personne pour effectuer les derniers rituels mortuaires. Shiva lui promis alors de s’en occuper.

 

Promesse tenue : le roi mourra le jour de Masi Magam et Shiva se chargea des derniers rituels. En bénissant la dépouille du défunt, Shiva annonça que toute personne qui se baignerait dans la mer le jour de Masi Magam fusionnerait avec lui et accèderait au stade de « moksha » : la libération finale de l’âme individuelle. De quoi donner envie de se jeter à l'eau !

01/03/2007

Équilibre précaire au Gujarat

medium_affiche_film_smal.jpgIl y a cinq ans, l’Etat du Gujarat connaissait de terribles émeutes anti-musulmanes. Le réalisateur Rahul Dholakia, originaire de cette région, en a fait un film, « Parzania », sorti ces jours-ci sur tous les écrans du pays.

 

 

 

 

Tous ? Non. Car le film a été interdit au Gujarat, dirigé par Narendra Modi, représentant de la ligne dure du BJP, les nationalistes hindous.

Tout commence le 27 février 2002, quand 58 personnes meurent dans l’incendie d’un train à Godhra, au Gujarat. Ce jour-là, le Sabarmati express, qui fait la route entre Ahmedabad et les villes du nord de l’Uttar Pradesh, transportait des activistes hindous, les Kar Sevaks.

Ces derniers rentrent d’un pèlerinage contesté à Ayodhya. Depuis longtemps, cette ville  cristallise les violences intercommunautaires entre hindous et musulmans. En cause ? L’emplacement de la mosquée Babur. Les hindous prétendent qu’elle se trouve sur le lieu d’un ancien temple dédié à Rama. Le 6 décembre 1992, la mosquée est détruite par les activistes hindous, entraînant une vague d'affrontements intercommunautaires.

 

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En février 2002, les extrémistes hindous accusent leur pendant musulman d’avoir commandité l'incendie du train. Il n’en faut pas plus pour déclencher un véritable pogrom anti-musulman.

 

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Entre 800 et 2.000 personnes, selon les sources, ont été tuées. 75.000 autres ont dû fuir leurs maisons.

 

 

 

 

 

 

 

Après les émeutes, la Commission nationale des droits de l’homme a mis en évidence la responsabilité de l'État du Gujarat dans le déroulement de ces violences. Plusieurs rapports de l'ONG Human Rights Watch ont également conclu à une planification des tueries antérieure à l'incendie du train. Par ailleurs, l’enquête, rendue difficile par la mauvaise volonté des autorités locales, n’a jamais permis de savoir si l’incendie était accidentel ou criminel.

Cinq ans après, le fait que le film ne soit pas sorti au Gujarat montre que l’équilibre communautaire reste fragile dans cette partie de l’Inde. « Le film rappelle que les fantômes de 2002 hantent toujours l’Etat du Gujarat et qu’ils ne seront pas exorcisés tant que les responsables du carnage seront au pouvoir », écrit le magazine Frontline cette semaine. Et de conclure : « Cinq ans après, la peur règne toujours au Gujarat. »


Sur les violences de 2002, lire l’article de Christophe Jaffrelot, spécialiste de l’Inde et directeur du Centre d’études et de recherches internationales (CERI).

15/02/2007

Les activistes du vide

medium_st_valentin_small.jpgSur cette photo un activiste du « Forum contre les maux sociaux » (ça ne s’invente pas !), malmène un jeune couple venu fêter la Saint-Valentin. La scène se passe dans un restaurant de Srinagar, au Cachemire indien.

 

 

 

Le Forum en question rassemble différents groupes islamiques qui réclament, entre autres, l’indépendance de la partie indienne du Cachemire. L’un de ces groupes, le Dukhtarane Millat, littéralement « les filles de la Nation », a mené la lutte anti-Saint-Valentin, en dénonçant une « conspiration occidentale pour corrompre la jeunesse musulmane ». Mercredi, sa responsable, Asiya Andrabi, est allée dans les restaurants de Srinagar, prêcher la bonne parole.

 

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« Il n’y a pas de place pour les célébrations de la Saint-Valentin dans notre société islamique et notre culture cachemirie. De tels événements mènent notre société à l’immoralité », a-t-elle expliqué aux couples présents. Ceux-ci ont ensuite été chassés des restaurants.

 


Le Forum avait prévenu. Voici ce que l’on pouvait lire la semaine dernière dans les colonnes du Greater Kashmir : « Nous demandons aux jeunes de ne pas participer aux célébrations de la Saint-Valentin. S’ils le font, nous agirons. »

Les islamistes n’ont pas le monopole du radicalisme. Les activistes du Bharatiya Vidyarthi Sena, la branche étudiante du Shiv Sena, ce parti politique nationaliste hindou extrémiste du Maharastra, y sont également allés de leur petite démonstration de force. Ils ont frappé les vendeurs de cartes de Saint-Valentin. Dans les parcs du Rajasthan, ils ont troublé les promenades des amoureux en brûlant cartes et cadeaux. Dans le Punjab, le Sena a organisé une manifestation…

Bêtise, quand tu nous tiens !

 
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