Avertir le modérateur

17/04/2007

Blatter s’attaque au «géant endormi»

medium_sepp_blatter_small.jpgConvaincre un milliard de fans de cricket de troquer leurs battes contre le ballon rond ? C’est la mission (impossible ?) de Sepp Blatter. Le président de la Fédération internationale de football a débuté hier une visite officielle de trois jours en Inde.

Dès son arrivée, l’homme a exhorté les responsables indiens du football à tout faire pour accéder au niveau international, allant jusqu’à évoquer « un rêve indien de parvenir au meilleur niveau ».« Je me demande quand l'Inde aura les infrastructures pour accueillir ne serait-ce qu'un tournoi de jeunes, alors la Coupe du monde, n'en parlons pas... Il est plus que temps de se mettre au travail. Je veux réveiller ce géant endormi qu'est l'Inde », a-t-il déclaré.

À ses côtés, le président de la Confédération asiatique, le Qatarien Mohammed bin Hammam, en a rajouté une couche : « Avec les structures existantes, ne pensez pas progresser, même dans les cent prochaines années. »

 

L’Inde occupe actuellement le 165e rang mondial, entre Andorre et le Lesotho ( !). Le onze indien est en 34ème position dans le classement asiatique. Le sous-continent n’a plus brillé depuis 1962, date à laquelle l’Inde remportait la médaille d’or des Jeux asiatiques. Quant à leur meilleur résultat, il faut remonter aux JO de Melbourne, en 1956 : l’équipe avait alors atteint les demi-finales.

Pour que l’Inde revienne dans la compétition, Joseph Blatter a annoncé que la FIFA investirait 400.000 dollars afin que ce sport fasse « partie de la vie sociale des gens ». « Nous sommes ici pour vous guider », a-t-il insisté.

Mais le président de la FIFA aura fort à faire s’il veut imposer le ballon rond. Certains l’accusent déjà d’avoir mis au point une manœuvre pour déstabiliser le sport roi qu'est le cricket en Inde. « J’admire le cricket et je ne suis pas là pour remplacer le sport le plus implanté dans votre pays », a pourtant déclaré Sepp Blatter dès son arrivée, avant d’ajouter : «Je milite pour le football parce que dans ce jeu, il n’existe pas de différence de caste, de culture ou de croyance, ni entre les riches et les pauvres.»

 

Mais pour beaucoup d’Indiens, le cricket remplit déjà cette fonction de mixité sociale. Pour preuve, la composition de l’équipe nationale indienne, faite de musulmans, d’hindous et de chrétiens. Il y a quelques semaines, le président de l’Association de cricket de Pondichéry me confiait : « Quand on joue au cricket, il n’y a plus de castes et de religions. Nous ne formons plus qu’un. Qu’on soit à Mumbai, Bangalore ou dans les villages, nous avons un dénominateur commun : notre passion pour le cricket. »

 

Pour Sepp Blatter, reste à espérer que la récente humiliation des joueurs de cricket indiens lors du Mondial caribbéen aura eu pour effet de convertir au football quelques inconditionnels de la batte.

26/03/2007

Incredible India

11 juin 2002. L’équipe de France de foot perd 2 à 0 face au Danemark. Les Bleus sont éliminés du mondial asiatique. Rappelez-vous la déception d’alors. Prenez la même sensation d’échec, multipliait la par un milliard - le nombre d’habitants en Inde -, et vous comprendrez l’ambiance qui règne en Inde depuis samedi.

Après avoir perdu contre le Sri Lanka et le Bangladesh, des équipes moins bien classées, l’Inde est éliminée de la Coupe du monde de cricket. Les Bleus n’ont plus qu’à faire leurs bagages. Ils ne réitéreront donc pas l’exploit de 1983 : l’Inde s’était imposée en finale face aux Caraïbes. Ils ne prendront pas non plus leur revanche sur l’Australie : les Aussies les avaient éliminés en finale, lors de la dernière coupe du monde, en 2003.

 

medium_les_bleus_small.jpg

 

Depuis deux jours, la presse indienne redécouvre l’usage des superlatifs. « Une défaite humiliante », « Un traumatisme », « Le choc », « La honte », « Le cauchemar ». Certains chroniqueurs semblent avoir tout compris : « Le problème est que l’équipe indienne de cricket ne joue pas au cricket », résume l’un d’entre eux, dans les colonnes du Deccan Chronicle.

 

Selon le Times of India, l’ambiance était plutôt morose au lendemain de la défaite contre le Sri Lanka : « Les Bleus, les épaules tombantes et les visages mélancoliques, ont pris leur petit-déjeuner au rythme de 'Sad Songs Say So Much', d’Elton John ». Petit rappel des paroles : « Il y a des moments où nous devons tous partager la douleur. »

Le problème, c’est que les fans indiens ont une manière bien particulière d’exprimer leur douleur. On a bien sûr eu droit aux traditionnels incendies d’effigies de joueurs et au « caillassage » de leurs maisons (!). 

 

medium_patna_small.jpgÀ Patna, des femmes en colère ont pris … leurs tongues pour frapper les posters des joueurs (!).

 

 

Et pour ceux qui pensent que le cricket n’est pas un sport stressant, détrompez-vous : à Hyderabad, un supporteur est mort d’une crise cardiaque après la défaite de son équipe (!).


Mais sachez que les Indiens ne sont pas les seuls déçus. Voici l’article que vous auriez pu lire dans la presse française si les Bleus avaient fait leur petit bonhomme de chemin dans la compétition. Dur métier !


L’Inde perd la tête pour ses Bleus

Près de 2 milliards de téléspectateurs vivent, dans l’indifférence du reste du monde, sept semaines enfiévrées au rythme du cricket dont le Mondial se déroule aux Caraïbes. En Inde, l’engouement pour les Bleus, couleur de l’équipe nationale, vire à la folie.

« Imaginez la plus grande démocratie du monde, figée pendant huit heures, attendant, angoissée, le résultat de son équipe. » Le tableau décrit par Sushil Kocheta, un jeune architecte de Puna, est saisissant. En Inde, le cricket est une vraie religion, suscitant passions et excès.

Pour preuve, les réactions des supporteurs après la défaite de l’Inde contre le Bangladesh. Dans plusieurs villes du pays, ils ont brûlé les effigies des Bleus et hurlé des slogans hostiles, contraignant la police à placer les familles des joueurs sous haute sécurité. Mêmes scènes de colère au Pakistan voisin. Après leur défaite face à l’Irlande, les champions du monde 92 disent adieu à la compétition.

Au grand dam des amoureux du cricket, le Mondial caribéen ne verra donc pas s’affronter l’Inde et le Pakistan en finale. Certains attendaient pourtant ce tête-à-tête sulfureux avec impatience. « À chaque fois, la tension est forte, le suspens est à son comble. Tout le monde regarde, même ceux qui n’aiment pas ce sport », expliquait ainsi Saravanan, un employé de banque à Pondichéry, à la veille de la défaite pakistanaise. Désormais, les Indiens souhaitent un match ultime contre l’Australie, qui les a battus en finale lors de la dernière coupe du monde. « Nous attendons depuis quatre ans pour prendre notre revanche », résume A. Gilbert, membre de l’équipe nationale de cricket en salle.

« Nous ne formons plus qu’un »

Mais pour arriver jusqu’en finale, l’Inde devra faire preuve de génie, tant la compétition est ouverte cette année. Elle pourra toutefois compter sur le soutien indéfectible de certains supporteurs. « Cette fois, c’est sûr, nous allons ramener la coupe à la maison », déclare, confiant, Fahim Syed, un jeune musulman de 27 ans. Tout le pays semble rassemblé derrière son équipe. « Il n’y a plus de castes et de religions, nous ne formons plus qu’un. Qu’on soit à Mumbai, Bangalore ou dans les villages, nous avons un dénominateur commun : notre passion pour le cricket  », résume N. Tamizh Marane, le secrétaire de l’Association de cricket de Pondichéry.

Partout en Inde, quand l’équipe nationale entre en scène, le temps s’arrête. Les rues se vident. Dehors, seuls restent les fans agglutinés derrière les vitrines des magasins de télévision. « Nulle part au monde le cricket est autant regardé qu’en Inde », résume François Samuel, un Franco-pondichérien de 51 ans. Même Bollywood se prend au jeu. Par superstition, la superstar Amitabh Bachchan, décoré de la Légion d’honneur, ne regarde aucun match en direct : « Sinon, l’Inde va perdre », a-t-il déclaré aux médias indiens.

Ferveur religieuse
 
Pour aider leurs favoris, certains supporteurs sont prêts à tout. Dans un quartier résidentiel de Chennai, l’un d’entre eux a construit un temple hindou dédié aux dieux du cricket. Onze statues de Ganesh, la divinité à tête d’éléphant symbolisant la chance, vêtues de battes, de balles et de genouillères, trônent en son centre. K. R. Ramakrishna, son fondateur, a même transposé les règles de cricket en 130 vers, qu’il récite sous forme de mantras. Ailleurs, de nombreux Hindous organisent des pujas quotidiennes (bains rituels, offrandes aux dieux). « Nous voulons êtres sûrs que les dieux seront de notre côté », confie N. Tamizh Marane.

Certains se découvrent une nouvelle ferveur religieuse. « D’ordinaire, je ne vais pas au temple. Mais depuis le début de la compétition, j’ai commencé à vénérer les dieux. C’est ça la fièvre du cricket », raconte Sushil Kocheta.

D’autres font confiance aux planètes. Tel ce businessman de Chennai : « La position des astres est similaire à celle de 1983, l’année où nous sommes devenus champions du monde. » Pour les plus terre à terre, une entreprise de Mumbai a mis au point un modèle informatique permettant de prédire les résultats des matchs.

Mais l’Inde ne détient pas le monopole de la folie du cricket. Une entreprise bangladaise vient de construire la plus grande batte au monde. L’engin de 22 mètres de long fait actuellement le tour du pays pour recueillir les messages de soutien des supporteurs.
 
Complexe et un peu ennuyeux pour certains, le cricket est pour ses fans tout le contraire : à la fois tactique et vif, il allie adresse et courage. Un sport qui requiert de ses supporteurs une qualité suprême : la patience. « Quand l’Inde joue, c’est très stressant. Les matchs ne sont jamais gagnés ou perdus d’avance. Je suis angoissé pendant 7 ou 8 heures », raconte ainsi François Samuel. Pour certains, tel que N. Tamizh Marane, l’ivresse du cricket ne s’explique pas : « C’est comme l’amour ! »

©Marianne Enault

23/03/2007

Amour, cricket et homicide

medium_bob_woolmer_small.jpgCette fois, c’est sûr : Bob Woolmer, l’entraîneur anglais de l’équipe pakistanaise de cricket, a été étranglé. L’information a été confirmée vendredi par la police jamaïquaine. Une enquête pour homicide a été ouverte.

 

 

Depuis dimanche, date à laquelle le coach a été retrouvé inconscient dans sa chambre d’hôtel de Kingston, les rumeurs allaient bon train.


Logique : son décès est intervenu au lendemain de l’élimination de l’équipe pakistanaise du Mondial 2007, après un match perdu contre la petite équipe irlandaise. Cette élimination surprise avait d’ailleurs suscité la colère des supporteurs pakistanais.

 

medium_pak_brule_small.jpg

Des dizaines d’entre eux étaient descendus dans les rues du pays pour brûler les effigies des joueurs.

 

 

 

Certains réclamant même la tête de Bob Woolmer. Et pas vraiment au sens figuré.


Dans un premier temps, ses proches avaient évoqué l’état de santé fragile de l’entraîneur, âgé de 58 ans et diabétique. Dans les couloirs du Mondial caribéen, on parlait alors de crise cardiaque. Plusieurs médecins avaient alors pris leurs plumes dans les journaux indiens et pakistanais pour expliquer le lien de cause à effet entre le stress de la compétition et la crise cardiaque. Une hypothèse accréditée par les déclarations de Bob Woolmer, le soir de la défaite contre l’Irlande : « Jouer sur le plan international peut vous tuer, avec ces voyages incessants et la vie en continu dans les chambres d'hôtel. »

 

Mais depuis deux jours, et l’annonce par la police jamaïquaine de doutes quant à la mort naturelle du coach, les spéculations médiatiques ont pris de l'ampleur.


medium_dawood_ibrahim_small.jpg

Certains journaux s’interrogent sur la responsabilité de Dawood Ibrahim, ex-patron de la mafia indienne, aujourd’hui réfugié au Pakistan.

 

 

 

 

 

C’est Babloo Shrivastava, un homme d’affaires indien, condamné à la prison à vie en juillet pour le meurtre d’un autre homme d’affaires, qui a lancé en premier cette rumeur. Selon lui, Dawood Ibrahim aurait parié 400 millions de roupies (près de 7 millions d’euros) sur l’équipe pakistanaise. Déçu de voir ses favoris éliminés au premier tour, il aurait alors demandé à ses sbires d’assassiner l’entraîneur. D’autres parlent d'un geste fou d’un supporteur pakistanais.

  medium_pak_team_small.jpg

 

Mercredi, un ancien joueur Pakistanais a lancé une autre rumeur. Selon Sarfraz Nawaz Malik, des bookmakers auraient parié beaucoup d’argent sur la défaite du Pakistan. Cinq joueurs de l’équipe auraient alors été achetés pour faire perdre leur pays. Sarfraz Nawaz Malik affirme que Bob Woolmer était en train d’écrire un livre qui contenait des révélations fracassantes sur ce trafic. On l’aurait donc tué pour le faire taire. Un remake un peu sanglant de l’affaire VA-OM.

Pour ajouter à la confusion, les médias ont enquêté sur l’hôtel Pegasus de Kingston, où a été retrouvé Bob Woolmer : depuis deux ans, deux personnes ont été tuées : un steward d’Air Jamaïque en janvier 2005 et un Américain en décembre 2005.

Ironie de l’histoire, la mort de Bob Woolmer a fait de lui un héros au Pakistan. Le président Pervez Musharraf a d’ores et déjà annoncé qu’il recevrait la décoration posthume du Sitara-e-Imtiaz, « l’étoile d’excellence », pour sa contribution au sport pakistanais.

 

Pour en savoir plus :


Lire le dossier spécial du Times of India. 

Voir la vidéo de l'annonce de la police jamaïquaine.

12/03/2007

Cricket Mania

medium_joueurs_indiens_small.jpgCes derniers temps, l'Inde n’a qu’une idée en tête : le parcours des « hommes en bleu ». Un petit air de déjà vu ? Il ne s’agit pourtant pas de ballon rond mais de batte de cricket. La neuvième Coupe du monde de cricket a en effet officiellement débuté dimanche soir, avec la cérémonie d’ouverture au Trelawny Stadium de Montego Bay, en Jamaïque.


La légende du cricket caribéen, Sir Garfield Sobers, a déclaré ouverte la compétition, qui se déroule pour la première fois aux Caraïbes. C’est donc parti pour sept longues semaines de folie pour les milliards de fans à travers le monde.

 

medium_logo_cricket_small.jpg

Et toute l’Inde d’afficher son soutien à ses Bleus à elle. Impossible de faire l’impasse.

 

 

 

 

Ainsi pouvait-on lire sur le site du Times of India, le plus grand quotidien en langue anglaise du pays : « Le moment est enfin venu. Dans les jours qui viennent, toutes les batailles pour la suprématie mondiale auront pour théâtre les terrains de cricket. Les hommes en bleu portent en eux les aspirations de toute une nation. (…) Tous nos encouragements aux joueurs. Nous souhaitons qu’ils ramènent au pays la coupe la plus convoitée au monde. »


medium_public_cérémonie_small.jpg

(Des supporters Indiens et Pakistanais assistent ensemble à la cérémonie d'ouverture)

 

Vu de France, cela peut surprendre. Mais le cricket (pour comprendre les règles, cliquez ici) est un sport très populaire dans de nombreux pays. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 milliards de téléspectateurs, 16 équipes internationales, 51 matchs, 12 stades, 9 pays hôtes, 5 millions de dollars de prix, 3 millions de dollars pour l’équipe championne du monde… Quant à la région Caraïbes, il lui en coûtera 300 millions de dollars pour organiser l’événement.


L’Inde, qui a perdu en finale de la dernière coupe du monde contre l’Australie, compte bien prendre sa revanche. À en croire les médias indiens, l’équipe a cette fois-ci toutes les chances de l’emporter. Cyberkitty, journaliste et blogueuse de Dehli, voit une finale Inde - Afrique du Sud avec, bien sûr, la victoire finale de l’Inde. Réponse le 28 avril, aux Barbades.

 

Le site officiel de la Coupe du monde de cricket 2007.

Plus de photos de la cérémonie d’ouverture.

Le dossier spécial du Times of India.

16/01/2007

Passionnément cricket

Qui ne joue pas au cricket n’est pas Indien. Telle pourrait être la devise de l’Inde. Pas un jour sans que les médias ne racontent les derniers faits d’armes de l’équipe locale. Ou que les Indiens ne s’agglutinent devant les magasins de télé pour suivre les ultimes rebondissements d’une rencontre. Et sachant que certains matches peuvent durer cinq jours, le cricket est une passion qui se vit…à plein temps !

Une passion qui se pratique aussi. Le week-end, en pause déjeuner ou en fin de journée, sur la plage, dans un terrain vague ou au bout d’une rue, tous les moments et tous les endroits semblent bons pour disputer quelques points. (Cliquez ici pour comprendre les règles)

medium_cricket_plage_small.JPG

Le cricket est arrivé en Inde dans les valises des colons britanniques. Le premier match se serait joué en 1721 ! Il aura toutefois fallu attendre la fin du 19e siècle pour que la pratique de ce sport se démocratise et s’ouvre aux hindous et aux musulmans.

medium_c20915d03b1f5b3a66647d57733bc3ef.jpg
Et certains matches de raconter un pan de l’histoire indienne. Comme en témoigne le film indien Lagaan, sorti en 2001. La scène se passe en 1893, dans la campagne indienne.





Alors que les paysans meurent de faim, le chef de la garnison britannique veut doubler le lagaan, l’impôt sur les céréales. Mais l’officier, joueur, leur propose un terrible pari : si les Indiens battent les Anglais au cours d’un match de cricket, ils seront exemptés de lagaan pendant trois ans. S’ils perdent, la taxe sera triplée. Véritable fresque historique, le film exalte la solidarité des colonisés, au-delà des castes et des religions.
A écouter, la BO du film

medium_pervez_musharraz_300_small.jpg

Dans la région, la politique se poursuit parfois sur le terrain. À l’image des très disputés Inde-Pakistan. Quand Manmohan Singh, le premier ministre indien, et Pervez Musharraf, le président pakistanais, assistent ensemble à une rencontre, un peu d’espoir naît au Cachemire.

12:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (5)

28/12/2006

Let's play !

Canal de Pondichéry, 14 heures. Le soleil tape. À l’ombre des arbres, un spectacle étonnant : des joueurs de pétanque !
medium_petanque_small_1.JPG
À l’époque du Pondichéry français des années 1920, les militaires franco-pondichériens font de nombreux allers-retours dans la métropole. Ils y découvrent la pétanque. Un sport qu’ils apprécient : ils reviennent au pays les valises chargées de ces boules de métal. D’abord exclusivement réservée aux franco-pondichériens, sa pratique se généralise dans les années 1970, pour s’ouvrir aux jeunes du Pondi noir.
medium_petanque_small_2.JPG
Aujourd’hui, il y a pas moins de 22 clubs de pétanque à Pondichéry ! Des tournois rassemblant plus de 300 joueurs sont organisés tous les mois. La pétanque s’est toutefois adaptée aux réalités locales : les équipes rassemblent parfois plus de dix joueurs ! Quant au pastis de fin de partie, il ne faisait malheureusement pas partie du voyage...
medium_petanque_small_3.JPG

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu