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12/01/2007

Le temple du Shiva dansant

Pour accompagner cette note, écoutez Maya de Susheela Raman


Chidambaram, 70 km au sud de Pondichéry. Une ville construite autour du temple du Shiva Nataraja. Littéralement, « Shiva, le danseur cosmique ». Il y a plus de 15 siècles, un roi lépreux se baigna dans un étang dédié à Shiva et en ressortit guéri. On décida alors de construire un temple en l’honneur de cette divinité. Il est aujourd’hui l’un des cinq sanctuaires sacrés de Shiva en Inde du Sud.

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Shiva représente l’énergie universelle et éternelle. Sa danse continue engendre la succession des jours et des nuits, le cycle des saisons et celui de la vie et la mort. Son énergie provoque la destruction de l’univers et sa renaissance.


Au temple de Chidambaram, les 108 positions de cette danse cosmique sont sculptées dans la pierre. De ces positions est né le Bharatanatyam, la danse sacrée du Tamil Nadu.

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Pénétrer dans le temple de Chidambaram relève d’une expérience mystique certaine. Un parcours initiatique au son des flûtes et des tambours qui résonnent dans les allées de pierre. Les fidèles se pressent, les bras chargés d’offrandes. Tous attendent le moment où les brahmanes - à demi nus, front rasé, cheveux ramenés sur l’arrière de la tête - ouvriront les portes argentées du sanctuaire central, laissant apercevoir la statue du Shiva Nataraja. Le moment où jamais de formuler ses prières.

09/01/2007

Born to be alive

13 heures, une petite ville perdue du sud indien - Gingee - , 35 degrés à l’ombre. Trois Occidentales fatiguées et affamées après l’ascension du fort de Krishnagiri. Sur leur chemin, une succession de petites cahutes et autant de beignets de piments fris.

Les voilà prêtes à se résoudre quand soudain, apparaît une grande bâtisse moderne. Du bruit, de la musique, des gens. Timides, elles hésitent. Rapidement, plusieurs femmes les entraînent à l’intérieur. Une sorte de salle des fêtes avec des dizaines de personnes assises sur des chaises en plastique rouge. Au centre, un autel. Sur l’autel, une femme et un homme vêtus de leurs plus beaux habits.

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Un mariage ? Non, une cérémonie pour une femme enceinte de sept mois. Une fête traditionnelle chez les hindous. Gênées mais curieuses, elles sortent leurs appareils photo. S’en suit une déferlante d’enfants qui veulent être immortalisés. Les adultes s’en mêlent et bientôt, elles ont les poches pleines de cartes de visite. Et de promesses : «Oui, oui, on vous enverra les photos.»

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Ensuite, elles sont invitées à déjeuner. Au rez-de-chaussée de l’immeuble, se trouve une grande salle avec de longues tables en bois alignées les unes face aux autres. Une sorte de cantine. Au menu : thali. Le plat traditionnel du sud de l’Inde. Des louches de différents riz et sauces tombent sur de grandes feuilles de bananiers. Sensation épicée assurée.

Pour elles, c'est le moment où jamais de tenter les quelques mots de tamoul appris depuis un mois. Ça fonctionne ! Grand sourire sur le visage de leurs voisines de table. Pour les enfants assis en face d’elles, le spectacle de ces trois occidentales en train d’essayer de manger le thali à la main semble irrésistiblement…drôle ! Elles repartent, l'estomac et le coeur remplis !

04/01/2007

Gare aux gorilles

Gingee, 65 km au sud de Pondichéry. Tout commence par un voyage en bus. En général musical, coloré et sans porte : plus facile pour monter en marche !
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Après 1h30 de route et au moins 1.359 coups de klaxon, les forteresses de Gingee apparaissent au loin. Elles semblent simplement posées sur une montagne faite de rochers géants, sortis de nulle part dans la rase campagne indienne. Surprenant. Voire même un peu surréaliste.
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Point d'appui essentiel pour toute dynastie en quête de pouvoir, la place forte de Gingee est un haut lieu de l'histoire tamoule. De nombreux occupants s’y sont succédé : les Colas au XIe siècle, les hindous de Vijayanagar au XVIe siècle, les Nayakas, les musulmans de Bijapur, les Marathes au XVIIe siècle, les Moghols et, enfin, les Français de Bussy en 1750. Jusqu'à leur défaite face aux Britanniques.
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Le site archéologique est divisé en deux parties : d'un côté la forteresse du Roi, Rajagiri, de l'autre, celle de la Reine, Krishnagiri. Au milieu, des rizières à perte de vue. Pour y accéder, des dizaines de marches en pierre. Courage !
Au pied de Rajagiri, se trouvent les vestiges des écuries, du gymnase et des greniers. Également le temple vishnouite de Venkatarama, souvenir de l’occupation hindoue.
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L'ascension de la colline de Rajagiri est assez rude. Surtout quand elle est contrariée par des singes en colère. Quand ils ne vous volent pas biscuits et appareil photo, ils vous obligent à faire demi-tour. Expérience vécue !
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02/01/2007

Let's dance ! (II)

medium_seule_small.JPG Le port de Mamallapuram, situé à 100 kilomètres au nord de Pondichéry, accueille chaque année un festival de danses traditionnelles d'Inde du Sud. Les meilleures troupes de la région évoluent sur scène avec, en toile de fond, les sculptures de l'Ascèse d'Arjuna.
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Chef d'oeuvre de l'art indien du haut Moyen Âge, l'Ascèse d'Arjuna, également appelé Descence du Gange, domine le village de Mamallupuram avec ses 27 mètres de long et 9 mètres de haut. Il illustre un épisode du Mahâbhârata, une épopée de la mythologie hindoue racontée en plus de 120.000 strophes et 250.000 vers. Ce plus grand poème jamais composé raconte les épreuves subies par les cinq frères Pândava et les Kaurava - deux familles royales - pour la conquête du pays des Arya, au nord du Gange.
Samedi 30 décembre, c'était au tour de la célèbre troupe Sheela Unnikrishnan de se produire devant un public conquis.
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Pendant plus d'une heure, les danseuses exécutent les pas du bharatanatyam, littéralement, la "danse de l'Inde". Le corps, le visage et les yeux expriment toute la palette des émotions humaines. A l'image des films tamouls, grimaces et autres clins d'oeil sont au rendez-vous.
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medium_krish_small.JPG Krishna, interprété par cette petite fille, fait partie des différents tableaux. Dans l'histoire du Mahâbhârata, il est celui qui assiste les cinq frères Pândava en tant que conducteur de char.
Voir des extraits.

 
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